Les causes de l'explosion restaient mercredi "inconnues" selon la Ve flotte, tandis qu'un responsable portuaire émirati faisait état d'un séisme ayant provoqué une vague de grande ampleur, et qu'un responsable du transporteur maritime Mitsui O.S.K. évoquait une possible attaque.
"Le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation en sécurité et les couloirs de navigation n'ont pas été affectés par l'incident", a précisé la Ve flotte dans un communiqué depuis son siège à Bahreïn.
A Tokyo, le ministère japonais des Transports avait initialement annoncé que l'équipage attribuait l'explosion à une attaque, mais que le navire était en état de naviguer et qu'aucune marée noire n'était à déplorer.
L'incident a eu lieu mardi à 20H30 GMT, soit dans la nuit de mardi à mercredi dans ce détroit situé entre l'Iran et le sultanat d'Oman, sur un bateau de la compagnie japonaise de transport maritime Mitsui O.S.K. Un marin a été blessé et le navire partiellement endommagé.
"La cause de l'explosion et l'ampleur des dommages ne sont pas encore connus", indique la Ve Flotte, ajoutant que "selon l'évaluation initiale des dommages par le propriétaire du navire, Mitsui O.S.K. Lines Ltd (Japon), un canot de sauvetage s'est arraché du navire et la cale du côté tribord a été endommagée".
La Ve Flotte précise que l'équipage du pétrolier avait fait savoir qu'il n'avait pas besoin d'assistance, ajoutant que le navire faisait route pour le port de Foujairah, dans le nord des Emirats arabes unis, "par ses propres moyens pour effectuer des réparations".
Aux Emirats, le directeur du port de Foujairah, Moussa Mourad, a annoncé que le pétrolier japonais y était attendu en fin d'après-midi pour "être ravitaillé en carburant et pour un contrôle de sa capacité à naviguer, avant de reprendre sa route pour le Japon".
M. Mourad, cité par l'agence officielle Wam, a indiqué que le pétrolier avait été "touché par une haute vague provoquée par une secousse tellurique".
Selon Ali Akbar Safai, un responsable de la surveillance maritime de la province iranienne de Hormozgan, qui borde le détroit d'Ormuz, cité par l'agence iranienne Fars, "l'incendie a été provoqué par une explosion sur le pont de ce navire et est actuellement contrôlé par les forces présentes dans la région et l'équipage".
Mais "un membre de l'équipage a vu une lumière à l'horizon à l'instant précédant l'explosion, et l'entreprise suspecte très fortement une attaque", selon le ministère japonais des Transports.
Un responsable de Mitsui O.S.K. basé au Qatar, Junto Endoh, a estimé qu'il ne s'agissait "pas d'un accident, mais peut-être d'une attaque terroriste", a rapporté l'agence Dow Jones Newswires.
Le pétrolier transporte 270.000 tonnes de pétrole brut et son équipage est constitué de 16 Philippins et 15 Indiens, selon le ministère. Il devait acheminer ces hydrocarbures des Emirats arabes unis au port de Chiba, dans la région de Tokyo.
Le détroit d'Ormuz relie le Golfe, bordé de riches Etats pétroliers comme l'Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn et le Qatar, à la mer d'Oman, et constitue un passage stratégique pour le transit du pétrole.


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