« Quel mal y a-t-il à ce que des forces politiques procèdent à une autocritique des discours, des expériences et des positions d'une période déterminée ? » s'est interrogé M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire dans le quotidien al-Anba'. « Telle est la nature de l'action politique qui se développe de façon continue et dont les conditions, les éléments et les données changent », a-t-il ajouté.
Selon lui, « si toutes les forces politiques pouvaient prendre du recul et faire preuve d'un peu de modestie pour opérer cette autocritique, la vie politique et nationale se serait réglementée ». « Évitons tous la répétition de slogans et de phrases inutiles », a dit M. Joumblatt avant de s'adresser en ces termes à « ceux qui oublient ou qui feignent d'oublier » pour leur dire : « Souvenez-vous qu'au summum des divisions politiques et des tensions, nous avions maintenu le dialogue. Pourquoi ne pas revenir au dialogue, d'autant qu'un gouvernement d'union nationale a été formé et qu'un retour aux institutions constitutionnelles, notamment à la conférence nationale de dialogue, s'est opéré progressivement ? »
Il a assuré qu'un retour au calme et au dialogue « représente une responsabilité unanime pour éviter que le Liban ne glisse de nouveau vers les divisions, les tensions communautaires et confessionnelles ». M. Joumblatt a insisté sur le fait que cela est possible « pour peu qu'une volonté politique se manifeste ».
Le chef du PSP s'est ensuite arrêté sur la visite de la délégation de chefs religieux druzes israéliens au Liban, soulignant qu'elle « atteste de la dimension régionale et historique de la communauté en Palestine occupée, et s'inscrit dans le prolongement de son militantisme historique face à la colonisation, aux mandats et à l'occupation ».
Il a salué ensuite le rôle joué par le royaume hachémite et la Syrie pour maintenir le contact avec les druzes de Palestine.


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