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Culture

Le Festival de Salzbourg, un nonagénaire toujours vif

Le Festival de Salzbourg a ouvert dimanche et jusqu'au 31 août l'édition de son 90e anniversaire transformant à nouveau la ville natale de Wolfgang Amadeus Mozart en centre du monde lyrique et musical, écrit Benoît Fauchet, de l'AFP.

Salzbourg honorera son image de foyer de création lyrique avec la première mondiale de «Dionysos» de Wolfgang Rihm.

Avec son budget de 50 millions d'euros et ses 250000 entrées, la très chic manifestation, rendez-vous des stars du chant et des grands chefs d'orchestre, est le plus important festival au monde dans son domaine, au carrefour de l'opéra, du théâtre et des concerts classiques.
Exceptionnellement, pour son anniversaire, le festival a programmé jusqu'au 26 octobre une exposition commémorative, l'idée étant de réaliser le vœu d'un des pères fondateurs du festival, le metteur en scène autrichien Max Reinhardt, qui rêvait que « la ville entière soit une scène ».
Cette édition 2010, la dernière dirigée par le metteur en scène allemand Jürgen Flimm, en poste depuis 2006, comptera sept opéras illustrant le thème des «mythes». Salzbourg honorera son image de foyer de création lyrique avec la première mondiale de Dionysos de Wolfgang Rihm (né en 1952), l'un des plus importants compositeurs allemands vivants.
Le festival ne pouvait fêter son anniversaire sans programmer un ouvrage du compositeur allemand Richard Strauss et de l'auteur autrichien Hugo von Hofmannsthal, deux de ses créateurs. Ce sera Elektra, dirigée en fosse par le chef italien Daniele Gatti et mise en scène par l'Allemand Nikolaus Lehnhoff.
Un des piliers du festival depuis 1971, le maestro napolitain Riccardo Muti conduira un nouvel Orphée et Eurydice de Christoph Willibald Gluck et fêtera sa 200e apparition à Salzbourg avec l'oratorio Ivan le terrible de Serguei Prokofiev, qui aura pour récitant Gérard Depardieu.
La metteuse en scène bulgare Vera Nemirova fera ses débuts à Salzbourg en réglant une nouvelle Lulu d'Alban Berg incarnée par la soprano française Patricia Petibon.
Curieusement, le Salzbourgeois Mozart ne fera pas l'objet d'une nouvelle production, mais d'une reprise du Don Giovanni du metteur en scène allemand Claus Guth, sous la baguette du jeune Québécois Yannick Nézet-Séguin. Lequel reviendra pour Roméo et Juliette de Charles Gounod avec la soprano-vedette austro-russe Anna Netrebko. En version concertante, Norma de Vincenzo Bellini convoquera une ancienne reine du bel canto romantique, la soprano slovaque Edita Gruberova.
L'affiche de concerts fera de Salzbourg la plus belle réunion estivale de chefs et orchestres avec le Festival de Lucerne. L'Israélien Daniel Barenboïm, l'Italien Riccardo Chailly, le Néerlandais Bernard Haitink, le Britannique Simon Rattle, le Letton Mariss Jansons et le Russe Valery Gergiev seront de la partie.
Outre Anna Netrebko et Gérard Depardieu, les solistes des différents concerts seront la violoniste allemande Anne-Sophie Mutter, la mezzo-soprano lettonne Elina Garanca, la pianiste argentine Martha Argerich, le ténor mexicain Rolando Villazon et le pianiste italien Maurizio Pollini.

Avec son budget de 50 millions d'euros et ses 250000 entrées, la très chic manifestation, rendez-vous des stars du chant et des grands chefs d'orchestre, est le plus important festival au monde dans son domaine, au carrefour de l'opéra, du théâtre et des concerts classiques.Exceptionnellement, pour son anniversaire, le festival a programmé jusqu'au 26 octobre une exposition commémorative, l'idée étant de réaliser le vœu d'un des pères fondateurs du festival, le metteur en scène autrichien Max Reinhardt, qui rêvait que « la ville entière soit une scène ».Cette édition 2010, la dernière dirigée par le metteur en scène allemand Jürgen Flimm, en poste depuis 2006, comptera sept...
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