L'attaque a eu lieu dans un village de Sangin, un district instable de la province du Helmand, l'un des bastions des rebelles talibans, a précisé le porte-parole, Siddiq Siddiqi.
"Selon des informations reçues vendredi, plusieurs de nos compatriotes, notamment des femmes et des enfants, ont été tués et blessés dans une attaque à la roquette contre leurs maisons dans le district de Sangin, dans la province du Helmand", a indiqué M. Siddiqi.
"Nous n'avons pas plus d'informations, cela sera clarifié par notre Conseil national de sécurité, qui enquête sur l'incident" à la demande du président Karzai, a-t-il ajouté.
Ce dernier a exprimé sa "tristesse" et présenté ses condoléances aux familles, a indiqué son porte-parole.
M. Siddiqi n'a pas précisé si les premiers éléments accusaient plutôt les talibans ou les forces internationales.
Selon la chaîne de télévision BBC, les habitants du village de Regey ont enterré 39 corps.
Samedi, deux habitants interrogés par un journaliste de l'AFP à l'hôpital de Kandahar, dans la province voisine, avaient affirmé que jusqu'à 40 civils avaient été tués et blessés par des roquettes tirées par des hélicoptères des forces internationales.
Selon les deux Afghans, un groupe d'habitants avait quitté son village sous la pression de talibans assurant qu'une attaque de l'Otan était imminente. Toujours selon leurs témoignages, les habitants avaient trouvé refuge dans un village voisin qui avait été bombardé par l'Otan.
Ces témoignages n'avaient pas pu être confirmés, ni par l'Otan ni par les autorités locales interrogées.
Dans un communiqué diffusé dimanche, la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) avait indiqué être "au courant des allégations dans les médias concernant des pertes civiles" à Sangin.
"Nous n'avons aucun rapport d'opérations pouvant confirmer cet incident présumé", avait ajouté le commandement de l'Isaf.
Les civils sont les premières victimes du conflit en Afghanistan, victimes le plus souvent d'attaques rebelles, mais également parfois de bavures dans le cadre d'opérations menées par les forces internationales.
Le 8 juillet, six civils avaient été tués accidentellement par des "tirs d'artillerie" de soldats de l'Otan dans la province de Paktia, au sud de Kaboul, avait reconnu l'Alliance atlantique qui avait déjà confirmé la veille sa responsabilité dans la mort de six militaires afghans.
Le 19 juin, au moins cinq civils, dont deux enfants, avaient été tués dans un raid aérien de l'Otan visant les talibans dans l'est de l'Afghanistan.
Les troupes étrangères en Afghanistan sont régulièrement blâmées pour provoquer des pertes civiles dans leurs bombardements et certaines opérations au sol.
Selon un rapport des Nations unies, la grande majorité des pertes civiles en Afghanistan est cependant le fait des talibans, qui mènent des attaques suicide ou utilisent des bombes artisanales.


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