"Le ministère de la Défense confirme que des moyens militaires français ont apporté un soutien technique et logistique à une opération mauritanienne destinée à prévenir une attaque d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) contre la Mauritanie", indique un communiqué du ministère.
"Le groupe de terroristes visé par l'armée mauritanienne est celui qui a exécuté l'otage britannique voici un an et qui refuse de donner des preuves de vie et d'engager le dialogue en vue de la libération de notre compatriote Michel Germaneau", ajoute le ministère de la Défense.
Le touriste britannique Edwin Dyer avait été assassiné en juin 2009 après plusieurs mois de détention aux mains de ce groupe.
"Ce soutien militaire français rentre dans le cadre de l'appui que la France apporte aux pays de la région engagés dans la lutte contre le terrorisme", poursuit-il.
L'armée mauritanienne a mené jeudi une opération contre "une base" d'Al-Qaïda "dans le désert" et y a tué des "terroristes armés", avait indiqué dans la nuit une source officielle mauritanienne, refusant de dire si ce raid était une tentative pour libérer un otage français au Mali.
"L'opération qui visait une base des terroristes est terminée. Elle a permis de tuer et de blesser un certain nombre de terroristes armés, dans cette base située dans le désert et qui sert de refuge aux combattants terroristes de la nébuleuse d'Aqmi", avait déclaré cette source.
Jeudi soir, le ministère français des Affaires étrangères avait seulement indiqué que les ravisseurs de Michel Germaneau refusaient tout contact avec les autorités françaises.
Michel Germaneau se trouverait dans le nord du Mali, selon des sources nigériennes et françaises.
Le 11 juillet, Aqmi avait menacé de le tuer d'ici 15 jours si la France ne répondait pas favorablement à ses demandes de libération de plusieurs de ses membres détenus dans des pays de la région.
Le président Nicolas Sarkozy avait alors fait part d'une "inquiétude brûlante", avant que le Quai d'Orsay ne fasse savoir peu après que "les autorités françaises n'avaient reçu aucune demande des ravisseurs".
Retraité après avoir travaillé pour différentes entreprises comme ingénieur électronicien, sans conjoint ni enfant, Michel Germaneau était parti au Niger pour le compte d'une petite association, Enmilal, spécialisée dans l'éducation et la santé, voir une école ouverte en 2009 dans le village In-Abangharet.
La dernière preuve de vie relative à Michel Germaneau date de la mi-mai. Aqmi avait alors diffusé un enregistrement sonore et une photo de l'otage réclamant l'intervention du président français pour sa libération.
Outre le Français, deux Espagnols sont aussi retenus en otages dans cette zone: Albert Vilalta (35 ans) et Roque Pascual (50 ans), enlevés en novembre 2009 en Mauritanie.


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