"Le Darfour (ouest du Soudan) continue d'être une source de préoccupation. La Cen-Sad réfute toutes les accusations contre le président el-Béchir. Ces accusations ne contribuent pas à ramener la paix dans cette partie du Soudan" en proie depuis 2003 à la guerre civile, a déclaré Mohamed al-Madani al-Azhari à l'ouverture du sommet de la Cen-Sad.
"Nous déclarons notre total soutien et notre solidarité au Soudan et à son peuple", a-t-il ajouté, s'exprimant en arabe, en présence de treize chefs d'Etat dont M. Béchir.
Le sommet a été suspendu peu avant 20H00 (19H00 GMT), environ une heure et demie après son ouverture officielle. Les travaux reprendront vendredi matin à huis clos, selon le protocole de l'Etat tchadien, qui n'a pas précisé d'horaire. D'après la même source, tous les participants passeront la nuit à N'Djamena.
Ce soutien déclaré intervient alors que les appels se sont multipliés depuis mercredi en faveur d'une arrestation au Tchad de M. Béchir, sous le coup de deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, contre l'humanité et génocide au Darfour.
Ne disposant pas de police, la CPI compte sur les pays ayant ratifié son acte fondateur, le Statut de Rome, pour l'interpellation de ses suspects. Le Tchad figure parmi ces pays reconnaissant la CPI mais son gouvernement avait prévenu que M. Béchir ne sera pas arrêté sur son sol.
Le conflit du Darfour a fait en sept ans 300.000 morts selon les estimations de l'ONU -10.000 d'après Khartoum- et 2,7 millions de déplacés.


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