Par ailleurs, à Zahlé, six personnes de la famille Hojeiry ont brisé les vitres des urgences de l'hôpital Khoury, parce qu'on a tardé à hospitaliser un membre de la famille qui était tombé du toit de sa maison. Les agresseurs et le blessé ont fui vers une direction inconnue après que l'un d'entre eux eut tiré des coups de feu pour couvrir sa fuite.
Le film enregistré par les caméras de surveillance de l'hôpital a été remis aux forces de l'ordre.
Commentant ces deux incidents, le président du syndicat des propriétaires des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a constaté que « les soins avaient été administrés à temps ».
Dans une interview accordée à l'agence al-Markaziya, M. Haroun a souligné par ailleurs que la stratégie sécuritaire mise au point par le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, et le directeur des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Achraf Rifi, « a commencé à porter ses fruits », rappelant que la première phase de cette stratégie, exécutée dans un délai d'une semaine, consiste à accorder une priorité à tout appel d'urgence provenant aux FSI de la part des hôpitaux. La deuxième phase, qui sera exécutée sur un plus long terme, consiste à mettre au point une stratégie globale pour assurer la sécurité des établissements hospitaliers.
M. Haroun a noté que les forces de l'ordre ont arrêté certains des agresseurs. Il a insisté sur « le rôle du ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, pour sanctionner les agresseurs ». Et d'ajouter : « Les attaquants s'introduisent armés dans les hôpitaux, sachant que personne au Liban n'a pas le droit de porter une arme sans un soutien politique. Nous craignons que ces autorités politiques n'interviennent pour les libérer. »
Soulignant que tous les efforts déployés « seront vains si les agresseurs ne sont pas sanctionnés », M. Haroun a appelé le ministre Najjar « à traiter ce dossier avec sérieux ». Et de faire remarquer que « le recours aux armes pourrait entraîner des victimes dans les rangs des médecins et des employés ».
M. Haroun a, en outre, refusé que les malfaiteurs soient libérés sans sanctions, « sinon nous fermerons les urgences ».

