Le ministre d’État Jean Oghassabian a été accueilli au poste-frontière de Arida par les députés du Akkar, partis à la découverte de leur propre région. Photo Michel Hallak
Le ministre d'État s'est fait accompagner, au cours de sa tournée, qui a englobé Arida, Abboudiyé et Cheikh Ayache, des députés du Akkar Riad Rahhal, Hadi Hobeiche et Nidal Tohmé, partis à la découverte de leur propre région, ainsi que d'officiers et de techniciens d'une société de consultants associée à l'élaboration du plan.
Cependant, M. Oghassabian a tenu à redire que sa mission est distincte de celle de la délimitation de la frontière, et a précisé que le plan de surveillance et de contrôle de la frontière doit être établi « dans un esprit d'ouverture », et prévoit le développement économique et social des régions des deux côtés des postes-frontières.
La question du tracé des frontières proprement dite et celle de empiètements de la Syrie sur des terrains relevant du Liban seront abordées dimanche par le Premier ministre avec son homologue syrien, a-t-il assuré, précisant qu'effectivement il existe une interpénétration entre les villages libanais et syriens, et que certains Libanais se rendent en Syrie pour les écoles, les soins médicaux ou l'approvisionnement. « Tout cela est prévu dans l'étude que nous avons préparée », a-t-il affirmé.
Tout le monde sait, cependant, que sur certaines de ses sections, la frontière libano-syrienne est une véritable passoire ouverte à tous les passeurs et contrebandiers.
Jugeant très pauvres en hommes et en équipements les deux postes-frontières de Arida et de Abboudiyé, M. Oghassabian a affirmé qu'un plan de développement ambitieux devait leur être consacré, à charge pour le poste-frontière de Cheikh Ayache d'être réservé aux poids lourds. Ce sera au Conseil des ministres d'en décider, a-t-il précisé.
Il est question d'aménager des salles « civilisées » aux agents de la douane et de la Sûreté générale, des aires de repos, des salles d'attente, un salon pour les visiteurs de marque, des zones franches, d'autres industrielles, etc.
Il est également prévu, dans le plan de développement, de relier électroniquement les postes-frontières libanais et syrien, voire d'en instituer de communs, afin de ne pas contraindre les voyageurs à effectuer deux fois les mêmes formalités.
Bien entendu, a ajouté Oghassabian, tout cela se fera en coordination avec les autorités syriennes.
Au passage, Oghassabian a révélé qu'un projet ambitieux de déplacement du poste-frontière de Masnaa est à l'étude. Ce dernier sera déplacé de près de 4 kilomètres à l'intérieur du no man's land et aménagé en conséquence, à charge pour la voie actuelle de Masnaa de devenir exclusivement destinée au passage des camions.

