"Nous prendrons part à ces exercices", a dit ce responsable sous couvert d'anonymat, précisant que la Turquie étudiait "la possibilité" d'ouvrir éventuellement la frontière.
"Aucune décision n'a encore été prise", a-t-il cependant ajouté.
Du 11 au 17 septembre, l'Arménie accueillera des exercices de l'Otan (Arménie 2010) pendant lesquels seront déployées des unités de soutien humanitaire dans les zones frappées par un désastre naturel.
La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1993.
Les deux pays sont en total désaccord sur le caractère génocidaire ou pas des massacres d'Arméniens perpétrés sous l'empire ottoman.
Le diplomate turc a souligné que les autorités cherchaient à déterminer si la zone frontalière est propice ou non à la pratique de ces exercices, qui doivent être centrés sur des scénarios de séismes, comme celui vécu en 1988 en Arménie.
La réouverture de la frontière est un des points clé d'un accord de réconciliation signé en octobre 2009 entre Ankara et Erevan, pour l'établissement de relations diplomatiques.
Mais la ratification de cet accord n'a pas encore eu lieu.
L'Arménie a déclaré en avril surseoir au processus après qu'Ankara eut lié son feu vert à la résolution du conflit du Nagorny Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, à l'origine de la fermeture de la frontière.
Selon le journal Today's Zaman, qui cite des sources non identifiées, la Turquie a déjà pris sa décision et la frontière sera ouverte pendant les exercices pour permettre le passage d'une colonne militaire turque.
Interrogé sur le point de savoir si la frontière resterait ouverte pour permettre aussi le passage de pèlerins arméniens qui doivent assister le 19 septembre à une messe dans l'est de la Turquie, le diplomate a répondu: "Il n'en est pas question".
De nombreux Arméniens ont prévu de voyager en Turquie pour participer à cet office religieux, dans une église-musée de Van récemment restaurée.
Ankara a autorisé la tenue de cet office dans un geste de bonne volonté à l'égard de l'Arménie.


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