Dans une missive adressée au négociateur iranien sur ces questions, Saïd Jalili, la Britannique se dit « satisfaite » de la volonté exprimée le 6 juillet par ce dernier de renouer le dialogue. Elle propose que leurs services respectifs « discutent du moment et de l'endroit de (leur) rencontre ». Selon une source proche du dossier, cette rencontre pourrait avoir lieu en septembre. La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, qui a repris le bâton de pèlerin de Javier Solana sur l'Iran, affirme que le forum des 5+1 est « sincèrement » désireux d'établir « une relation plus constructive avec l'Iran ». « Notre objectif a toujours été de parvenir à un accord complet et de long terme qui rétablisse la confiance de la communauté internationale dans la nature pacifique du programme nucléaire iranien, tout en respectant les droits légitimes de l'Iran à utiliser pacifiquement l'énergie nucléaire », écrit Mme Ashton.
Si cette reprise du dialogue se confirme, il s'agira du premier face-à-face entre le représentant des six grandes puissances et les autorités iraniennes depuis une rencontre organisée le 1er octobre 2009 à Genève. Signe de l'inquiétude des grandes puissances, Moscou a durci sa position à l'égard de Téhéran. Le président russe Dmitri Medvedev a jugé lundi que « l'Iran est proche d'avoir le potentiel qui, en principe, peut être utilisé pour créer une arme nucléaire ».
Toutefois, hier, la Russie s'est dit prête à fournir l'Iran en produits pétroliers malgré les sanctions américaines récemment adoptées et qui visent à perturber son approvisionnement en essence. Cette annonce a été faite par le ministre russe de l'Énergie, Sergueï Chmatko, lors d'une rencontre à Moscou avec le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi. MM. Chmatko et Mirkazemi ont par ailleurs signé une « feuille de route » sur leur coopération dans le secteur énergétique, prévoyant notamment la possibilité de créer une banque commune pour financer des projets dans les hydrocarbures.

