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Moyen Orient et Monde - Droits De L’Homme

Arrivée en Espagne des sept premiers opposants cubains libérés

Au total, 52 prisonniers politiques doivent être relâchés par La Havane.

Fatigués mais souriants, les sept opposants cubains ont fait le « V » de la victoire à leur arrivée hier à Madrid. Juan Medina/Reuters

Sept opposants cubains libérés par La Havane sont arrivés hier en Espagne, où ils ont salué leur libération comme « le début d'une nouvelle étape pour le futur » de l'île communiste. Il s'agit des premiers opposants libérés dans le cadre d'un accord prévoyant la libération graduelle de 52 détenus politiques condamnés en 2003 à de lourdes peines, le plus important depuis que Raul Castro a pris la relève de son frère Fidel il y a quatre ans. Les États-Unis ont félicité l'Espagne et l'Église catholique cubaine pour cet « événement positif ». Le département d'État a appelé à « la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques ».
Fatigués mais souriants, les sept opposants ont fait le « V » de la victoire, les bras levés à la fin de leur brève conférence de presse. Ils ont ensuite été pris en charge par les autorités espagnoles, avec les 33 membres de leurs familles qui voyageaient avec eux et les avaient retrouvés lundi soir à La Havane après sept ans de séparation. L'Espagne compte leur fournir « un premier appui logistique » à travers la Commission espagnole d'aide aux réfugiés (CEAR) et la Croix-Rouge, selon le chef de la diplomatie espagnol Miguel Angel Moratinos, qui plaide sans relâche en faveur d'un rapprochement de l'UE avec Cuba. M. Moratinos a ajouté que quatre autres ex-détenus politiques cubains arriveront en Espagne aujourd'hui et demain.
Le départ des premiers opposants de La Havane a coïncidé avec une rare apparition télévisée de Fidel Castro, 83 ans, exclusivement consacrée à la situation au Moyen-Orient et à l'Iran. Selon des chiffres de la dissidence cubaine, il restera 115 prisonniers politiques à Cuba, après les 52 libérations annoncées. La dissidence cubaine a déploré l'exil de ces opposants, jugeant qu'ils auraient été plus utiles à Cuba pour la lutte pour les droits et les libertés. Cuba est sous embargo américain depuis 1962 et considère les opposants comme des mercenaires à la solde des États-Unis.

Sept opposants cubains libérés par La Havane sont arrivés hier en Espagne, où ils ont salué leur libération comme « le début d'une nouvelle étape pour le futur » de l'île communiste. Il s'agit des premiers opposants libérés dans le cadre d'un accord prévoyant la libération graduelle de 52 détenus politiques condamnés en 2003 à de lourdes peines, le plus important depuis que Raul Castro a pris la relève de son frère Fidel il y a quatre ans. Les États-Unis ont félicité l'Espagne et l'Église catholique cubaine pour cet « événement positif ». Le département d'État a appelé à « la...
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