Présente sur la chaîne américaine depuis 1990, Octavia Nasr a écrit qu'elle était « triste d'avoir appris la mort » de Fadlallah, « l'un des grands hommes du Hezbollah que je respectais beaucoup ». Elle a ensuite exprimé ses « profonds regrets » sur le site Internet de CNN : « Il s'agit d'une erreur de jugement de ma part d'avoir écrit un commentaire aussi simpliste », a-t-elle dit, indiquant qu'elle appréciait chez lui « sa position singulière et pionnière au sein de religieux chiites sur les droits de la femme. Cela ne signifie pas que je le respectais pour toute autre chose qu'il ait faite ou dite », a-t-elle précisé.
Dans un mémo interne, la vice-présidente de CNN International, Parisa Khosravi, a indiqué avoir discuté avec la journaliste et décidé « qu'elle allait quitter la compagnie. Son minimessage a généré une intense réaction ce week-end et nous considérons que sa crédibilité en tant que journaliste spécialiste du Moyen-Orient a été compromise », a-t-elle dit.
Selon la BBC, Octavia Nasr a rédigé mardi dernier un message sur son blog : « La réaction à mon tweet a été immédiate, extrême et constitue une bonne leçon sur les raisons pour lesquelles 140 caractères ne doivent pas être utilisés sur des questions aussi controversées ou sensibles, particulièrement celles concernant le Moyen-Orient. »
Dans un communiqué publié hier, le centre SKeyes a vivement dénoncé ce licenciement.

