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Moyen Orient et Monde - Espionnage

L’éventualité d’un échange russo-américain d’espions se précise

Rumeurs sur la présence, à Vienne, du chercheur Soutiaguine, condamné pour espionnage en Russie.
L'éventualité d'un échange d'espions entre la Russie et les États-Unis se précisait hier, selon des avocats et des médias. Igor Soutiaguine, expert en armement condamné en Russie pour espionnage au profit des États-Unis et candidat à un échange, aurait été libéré et vu à Vienne, a indiqué à l'AFP son avocate Anna Stavitskaïa. « Tout cela est encore au niveau de la rumeur », a-t-elle cependant estimé. En soirée, le père d'Igor Soutiaguine, Viatcheslav, interrogé sur la présence éventuelle de son fils à Vienne, a déclaré à la BBC : « Tout ceci n'est que de la spéculation, ne le prenez pas sérieusement. »
Selon le journal en ligne Gazeta.ru citant « une source informée dans les cercles diplomatiques », un échange d'espions aurait été décidé lors d'une rencontre entre l'ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kisliak, et le sous-secrétaire d'État américain, William Burns.
Le site assure par ailleurs qu'Anna Chapman, 28 ans, l'une des dix personnes arrêtées fin juin aux États-Unis, devait arriver « incognito » à Moscou dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle est accusée, comme les autres, d'être un agent des renseignements extérieurs russes (SVR). Cette jeune femme à la flamboyante chevelure rousse avait fait la une des médias internationaux lorsque son ex-mari britannique a révélé des détails et des photos intimes datant de leur mariage.
Selon Gazeta.ru, Moscou ne fera aucun commentaire officiel sur l'échange et ne publiera pas la liste des personnes concernées.
Le journal Kommersant, citant des sources au sein des services russes, avançait quant à lui qu'au moins trois Russes condamnés pour espionnage au profit de Washington et Londres feraient partie de l'accord, aux côtés de M. Soutiaguine. Il s'agirait de deux ex-agents du renseignement russe accusés d'avoir travaillé pour la CIA : Alexandre Sypatchev, condamné en 2002 à huit ans de détention, et Alexandre Zaporojski, qui purge depuis 2003 une peine de 18 ans de camp. Le troisième serait l'ex-colonel du renseignement militaire russe (GRU), Sergueï Skripal, condamné en 2006 à 13 ans de prison pour espionnage au profit de la Grande-Bretagne.
Les échanges d'espions entre l'Occident et l'Est étaient pratiqués durant la guerre froide, notamment sur le pont de Glienicke qui reliait Berlin-Ouest à l'Allemagne de l'Est.
Les suspects devaient par ailleurs comparaître hier soir à New York pour que leur soit lu l'acte d'accusation. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'est refusé à tout commentaire, soulignant que l'affaire était gérée par le département de la Justice. Les dix agents présumés, ainsi qu'un onzième en fuite, ont été inculpés par le parquet de New York « d'avoir comploté comme agents secrets aux États-Unis pour le compte de la Fédération de Russie », et neuf d'entre eux sont également « inculpés de blanchiment ».
L'éventualité d'un échange d'espions entre la Russie et les États-Unis se précisait hier, selon des avocats et des médias. Igor Soutiaguine, expert en armement condamné en Russie pour espionnage au profit des États-Unis et candidat à un échange, aurait été libéré et vu à Vienne, a indiqué à l'AFP son avocate Anna Stavitskaïa. « Tout cela est encore au niveau de la rumeur », a-t-elle cependant estimé. En soirée, le père d'Igor Soutiaguine, Viatcheslav, interrogé sur la présence éventuelle de son fils à Vienne, a déclaré à la BBC : « Tout ceci n'est que de la spéculation, ne le prenez pas...
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