Le secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les États, Mgr Dominique Mamberti, a été reçu hier par le président de la République, Michel Sleiman, à qui il a transmis les souhaits du pape Benoît XVI en faveur du maintien de la stabilité au Liban, et de la poursuite du dialogue et de l'entente entre toutes les familles spirituelles et politiques, dans l'intérêt national du Liban. Mgr Mamberti a ensuite été reçu par le Premier ministre, Saad Hariri, qui a offert un déjeuner en son honneur. Il s'est par ailleurs entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, avec qui il a procédé à un tour d'horizon de la situation dans la région. Mgr Mamberti a indiqué que sa tournée auprès des responsables s'inscrit dans le cadre du soutien permanent du Vatican au Liban, et qu'elle vise à rappeler l'importance de ce pays que le Saint-Siège perçoit comme un modèle de coexistence et d'interaction entre les religions, les communautés et les cultures.
Aoun à Zahlé le 24 juillet
Le chef du CPL, le député Michel Aoun, devrait se rendre à Zahlé le 24 juillet pour participer au dîner annuel de son parti, selon l'agence al-Markaziya. La visite devrait durer trois jours, durant lesquels Michel Aoun rencontrera les responsables de son parti à Zahlé ainsi que des partisans pour évoquer notamment les résultats des dernières consultations électorales.
S. Gemayel rejette l'octroi de droits sociaux à des non-Libanais
Le député Samy Gemayel a rejeté hier l'octroi aux réfugiés palestiniens du droit d'adhésion à la Sécurité sociale, ou encore le droit à la propriété et au travail. « Lorsque nous leur donnons ces droits, comme s'ils étaient libanais, nous ne pouvons que leur donner ensuite la nationalité et les droits politiques, c'est-à-dire le droit de vote et de candidature aux élections. Si ces droits leur avaient été donnés, on nous aurait demandé dans trois ou quatre ans de leur accorder la nationalité, dans la mesure où ils se seraient intégrés à la société libanaise », a-t-il souligné.
Le député du Metn, qui s'exprimait dans le cadre de l'inauguration d'une permanence du parti Kataëb à Biakout, a dénoncé les quatre projets de lois que certaines parties ont tenté de faire passer et qui auraient mené à terme à l'implantation, selon lui. « Nous ne voulons adresser d'accusations à personne, ni aux États-Unis ni à d'autres. Mais ce projet leur rend service ainsi qu'à Israël », a-t-il souligné. « Lorsque nous ne pouvons pas répondre aux besoins des Libanais, comment satisfaire des non-Libanais ? Comment résoudre le problème de l'emploi pour les autres alors que nous n'arrivons pas à le faire pour nos jeunes ? Nous savons combien de jeunes sont chômeurs et combien de personnes du troisième âge n'ont pas les moyens d'être admis dans les hôpitaux... Nous ne pouvons pas admettre que les Libanais et les non-Libanais soient égaux en droits avant que les Libanais n'obtiennent tous leurs droits », a ajouté M. Gemayel, précisant que « le Liban ne pouvait pas assumer la responsabilité des réfugiés, qui relève des pays arabes, de l'ONU et de la communauté internationale aux côtés de l'État ».
Okab Sakr citique les SR de l'armée
Le député de Zahlé Okab Sakr est revenu hier à la charge concernant les fuites des services de renseignements de l'armée vers la presse, dans l'affaire de l'explosion survenue à Zahlé à la veille de la visite du patriarche maronite. Selon M. Sakr, dans l'affaire de Zahlé, l'autopsie de la victime prouve qu'il n'y a pas d'éclats d'obus et qu'il n'y a donc pas eu d'explosion, contrairement a ce qui avait filtré au sujet d'une tentative d'attentat fomentée par les salafistes contre le patriarche. « Il y a probablement eu une tentative de tromper l'opinion publique », a-t-il dit, appelant à « l'ouverture d'une enquête pour savoir qui est à l'origine des fuites et qui sont ces sources qui trahissent le journalisme, dans la mesure où ces mensonges peuvent déboucher sur une discorde ». « L'armée est une ligne rouge, mais certains au sein des services de renseignements possèdent une mentalité milicienne (...) », a-t-il dit, affirmant posséder « des informations au sujet des responsables de ces fuites, qui sont des officiers que je connais ». « J'attends l'enquête de l'armée. Si elle ne débouche pas sur des noms, je dévoilerai la vérité », a-t-il ajouté, précisant qu'il n'était pas contre l'armée, mais « contre les exactions de toutes sortes ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef