Les possibilités de sanctions contre les entreprises étrangères qui ont plus de 20 millions de dollars d'investissement dans le secteur de l'énergie en Iran seront également élargies par le texte signé par M. Obama. Les compagnies comme la française Total ou la malaisienne Petronas sont notamment visées par ces mesures. « Avec ces sanctions et les autres, nous frappons au cœur de la capacité du gouvernement iranien de financer et poursuivre ses programmes nucléaires », a déclaré M. Obama à l'occasion de la promulgation de la loi à la Maison-Blanche. « Nous montrons au gouvernement iranien que ses actes ont des conséquences et que s'il persiste, la pression continuera de se renforcer, de même que son isolement », a-t-il poursuivi. « Il ne saurait y avoir de doute : les États-Unis et la communauté internationale sont déterminés à empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires », a encore ajouté le président américain.
M. Obama a estimé que l'Iran a pour l'instant refusé l'offre de dialogue qu'il avait formulée lors de sa prise de fonctions l'an passé. « Jusqu'ici, l'Iran a choisi la voie du défi, a souligné le président américain. C'est pourquoi nous devons bâtir une coalition de pays plus large et plus soudée pour faire pression sur le gouvernement iranien. » Téhéran « a toujours le choix », a poursuivi M. Obama. « La porte de la diplomatie reste ouverte. L'Iran peut prouver que ses intentions sont pacifiques. Il peut remplir ses obligations envers le (traité sur la non-prolifération) et parvenir à un niveau de sécurité et de prospérité digne d'un grand pays. » Le groupe des Six (Allemagne, France, Chine, Russie, Grande-Bretagne, USA) et l'Union européenne ont d'ailleurs appelé hier soir l'Iran à apporter rapidement une réponse à l'invitation qui lui a été faite de retourner à la table des négociations sur son programme nucléaire controversé.

