devaient s'aggraver par l'absence de signalisation indiquant aux conducteurs les directions à prendre.
Alors que les Libanais craignaient les bouchons que provoquerait l'afflux de quelque deux millions de touristes attendus cet été au pays du Cèdre, le coup de grâce a été donné par la décision prise par le ministre des Transports autorisant des travaux qui ont obstrué les routes principales de la ville, notamment sur la route de l'aéroport, la route de Damas, au rond-point Sayyad et à Dora, l'entrée nord de Beyrouth.
Conscient du mécontentement des citoyens, le ministre des Travaux publics, Ghazi Aridi, s'est dépêché hier de justifier ses décisions impopulaires en affirmant que « le coût des embouteillages est moindre que celui de la mort des gens sur les routes, ou des critiques et des plaintes formulées sur l'absence de l'État ».
« Quand pouvons-nous effectuer ces travaux ? Et comment ? À un moment donné, il est indispensable de s'atteler à la tâche », a-t-il affirmé à l'issue de la première réunion du Conseil supérieur de la direction générale de l'urbanisme.
« Nous ne pouvons effectuer ces travaux en hiver. Par conséquent, nous devons le faire maintenant », a-t-il ajouté, avant de préciser que les travaux du tunnel de l'aéroport, qui devaient en principe se prolonger sur trois semaines, seront achevés dans une semaine au plus tard « grâce à des mesures concrètes qui ont été prises en termes d'augmentation des heures de travail ». Le ministre a ainsi promis que la circulation sera de nouveau fluide dans les deux sens, le mercredi prochain. À cette date, d'autres travaux seront entamés entre Khaldé et Awali, promet M. Aridi.
« L'État assume ses responsabilités, et nous devons supporter les conséquences en tant que responsables politiques et en tant que citoyens », a-t-il ajouté.
Évoquant les travaux qui ont lieu au niveau du tunnel menant vers l'aéroport, le ministre a insisté pour dire qu'il avait déjà prévenu l'opinion publique de ce chantier. « Avec tous mes respects pour ceux qui portent plainte, il est indispensable de réhabiliter le pont et de garantir la sécurité publique à ce niveau », a ajouté le ministre.
Et M. Aridi de conclure en disant que son ministère collabore étroitement avec les forces de l'ordre et le ministère de l'Intérieur, affirmant que le ministre Ziyad Baroud s'est engagé à suivre personnellement cette affaire.

