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Économie - Liban - Finances Publiques

Le déficit public en forte baisse fin mai

À la faveur de l'important recul des transferts à l'EDL et de la hausse des recettes, le déficit public a chuté de plus de 38,6 % au cours des cinq premiers mois de l'année. Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 815 millions de dollars.

Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public s'est élevé à 865 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de 2010, contre un déficit de près de 1,4 milliard de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Ce fort recul, estimé à 38,6 %, est essentiellement le résultat d'une baisse d'environ 350 millions de dollars des transferts à l'Électricité du Liban (EDL).
En termes relatifs, le déficit s'est ainsi élevé à 19,5 % du total des dépenses publiques fin mai, contre 29,1 % un an plus tôt.
Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 814,9 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de l'année, contre un déficit de 228,3 millions de dollars fin mai 2009. En termes absolus mais aussi relatifs, l'excédent primaire a ainsi largement progressé, passant de -4,7 % du total des dépenses publiques à 12,2 % du total de ces dépenses sur un an.

Baisse de 8,2 % des dépenses
Toujours selon le ministère des Finances, on note un recul de 8,2 % des dépenses publiques fin mai, sur un an. Celles-ci se sont élevées à 4,44 milliards de dollars, contre 4,83 milliards de dollars un an plus tôt. Cela est notamment dû à la baisse des dépenses du Trésor qui ont chuté de 39,6 % sur un an.
En détails, les dépenses budgétaires ont légèrement augmenté (+5,9 %) à 3,54 milliards de dollars ; les dépenses d'intérêts liés à la dette interne ont progressé de 4,6 % tandis que les paiements d'intérêts rémunérant la dette externe ont baissé de 1,9 %. Au total, le service de la dette a augmenté de 2 %, à 1,63 milliard de dollars ou 36,8 % du total des dépenses publiques.
Au niveau des dépenses du Trésor, on note notamment un recul des transferts à l'EDL, qui ont atteint 534,5 millions de dollars fin mai, contre 893,9 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de 2009. Il convient toutefois de préciser que ces variations ne reflètent pas nécessairement l'évolution suivie au niveau de ces postes. En effet, certaines dépenses, comme celles liées à l'EDL, sont souvent différées de plusieurs mois. Force est de rappeler en outre que les transferts à l'EDL ont respectivement totalisé 1,5 et 1,6 milliard de dollars en 2008 et 2009.

Les recettes en hausse de 4,4 %
La chute de 8,2 % des dépenses publiques s'est accompagnée parallèlement d'une augmentation des recettes publiques, d'où la baisse du déficit de l'État. Celles-ci ont en effet progressé de 4,4 % au cours des cinq premiers mois de l'année, sur un an, totalisant 3,57 milliards de dollars.
En détail, les recettes fiscales ont augmenté de 22,1 % fin mai, à 2,85 milliards de dollars. Plus précisément, les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont progressé de 12,5 %, à 897,7 millions de dollars, soit 31,4 % du total des recettes fiscales et 25,1 % de l'ensemble des recettes publiques. Les recettes douanières ont, quant à elles, progressé de 5,4 %, à 738,1 millions de dollars. Les droits d'accise (sur l'essence, le tabac, l'alcool et les voitures), dont le montant global a avoisiné les 524 millions de dollars, ont enregistré une croissance de 4 % sur un an. En revanche, les recettes provenant des postes détenus par l'État (Casino du Liban, loterie nationale, aéroport, port et télécoms) ont chuté de 52,2 %.
Parmi les recettes budgétaires, notons que les recettes non fiscales ont reculé de 42,4 %, à 541 millions de dollars.
Enfin, les recettes du Trésor ont augmenté de 20 % au cours des cinq premiers mois de l'année, atteignant plus de 179 millions de dollars, contre 149 millions de dollars un an plus tôt.
Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public s'est élevé à 865 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de 2010, contre un déficit de près de 1,4 milliard de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Ce fort recul, estimé à 38,6 %, est essentiellement le résultat d'une baisse d'environ 350 millions de dollars des transferts à l'Électricité du Liban (EDL).En termes relatifs, le déficit s'est ainsi élevé à 19,5 % du total des dépenses publiques fin mai, contre 29,1 % un an plus tôt.Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 814,9 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de l'année,...
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