"Le roi de Jordanie, Abdallah II, est furieux et, pire encore, il est convaincu que les demandes des Etats-Unis sont le résultat d'une pression israélienne", affirme Yossi Beilin, ancien ministre de la Justice, ancien député du parti de gauche Meretz et figure du camp de la paix en Israël.
"La dernière chose dont Israël ait besoin est une confrontation avec la Jordanie sur ce sujet", ajoute-t-il.
La Jordanie étudie actuellement plusieurs offres pour la construction de sa première centrale nucléaire.
Selon le responsable israélien, des diplomates américains cherchent à obliger les Jordaniens à "acheter le combustible nucléaire (nécessaire à cette centrale) sur les marchés, plutôt que d'utiliser son propre uranium", alors que le royaume possède les 11e réserves au monde de cet élément.
Dans un entretien au Wall Street Journal, le 12 juin, le roi Abdallah avait accusé Israël d'agir "en sous-main" pour empêcher la Jordanie d'acquérir les technologies permettant l'enrichissement de l'uranium auprès de pays comme la France et la Corée du Sud.
"Il y a des pays, en particulier Israël, qui, au-delà de la question nucléaire, sont inquiets de nous voir devenir économiquement indépendants, et expriment leurs inquiétudes", disait le roi de Jordanie.
Yossi Beilin rappelle que la la Jordanie est "un pays arabe pro-occidental qui est stable et a signé un accord de paix avec Israël" et qu'elle est, de plus, signataire du traité de non-prolifération (TNP).
"Et le roi a continuellement affirmé sa volonté de transparence sur toutes les questions liées à la construction de centrales nucléaires", précise-t-il.


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