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Liban - Interview

Rahi dénonce le danger des armes qui échappent au contrôle de l'État

L’évêque maronite de Jbeil, Mgr Béchara Rahi, a estimé, dans une interview à la chaîne télévisée LBCI, que l'existence des armes du Hezbollah ou leur légalisation ne constituent pas l'essence du problème au Liban; celui-ci réside, selon lui, dans l'utilisation de ces armes à l'interieur du pays ou même à l'extérieur sans l'aval du pouvoir politique libanais et sans le contrôle de l'État : "Si l'armée libanaise agit sans avoir recours au gouvernement, son action serait considérée comme un coup d'État", a déclaré Mgr Rahi. L'évêque de Jbeil a de même renvoyé la création de la table de dialogue national à "l'absence du Parlement". "Auparavant, il n'y avait pas un chef de l'État, mais aujourd'hui la situation a changé, le Parlement existe et peut être convoqué. Et là je me demande : La table de dialogue tranchera-t-elle sur la question des armes? Et, dans ce cas là, sa décision ne devrait-elle pas passer par l'Assemblée nationale?", a ajouté Mgr Rahi.

Mgr Rahi sur la question des droits des réfugiés palestiniens : "Comme il y a des droits, il y a des devoirs!"

Évoquant les relations libano-syriennes, Mgr Rahi a jugé positifs l'échange diplomatique entre les deux pays et les visites du chef de l'État et du Premier ministre en Syrie, ajoutant toutefois que les "problèmes ne peuvent pas être résolus par un simple coup de baguette magique".

Commentant la question des droits civils des réfugiés palestiniens au Liban, Rahi a estimé que la discussion autour de ce dossier, en ce moment précis, est "un chèque sans provision" et des discours en l'air à l'égard des Palestiniens. "Bien que nous ne soyons pas contre l'octroi à toute personne de ses droits civils, nous mettons les droits et les devoirs dans une même balance", a-t-il conclu.

Évoquant les relations libano-syriennes, Mgr Rahi a jugé positifs l'échange diplomatique entre les deux pays et les visites du chef de l'État et du Premier ministre en Syrie, ajoutant toutefois que les "problèmes ne peuvent pas être résolus par un simple coup de baguette magique".


Commentant la question des droits civils des réfugiés palestiniens au Liban, Rahi a estimé que la discussion autour de ce dossier, en ce moment précis, est "un chèque sans provision" et des discours en l'air à l'égard des Palestiniens. "Bien que nous ne soyons pas contre l'octroi à toute personne de ses droits civils, nous mettons les droits et les devoirs dans une même balance", a-t-il conclu.

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