Une déléguée kirghize transporte une urne dans un bureau de vote en prévision du référendum de dimanche. Vladimir Pirogov/Reuters
Près de 2 000 soldats kirghizes se sont rendus dans les bureaux de vote installés à l'Université d'Och, l'une des deux villes, avec Djalalabad, les plus touchées par les violences. « Ils votent aujourd'hui afin d'être prêts à parer à toute éventualité dimanche. Ils seront en alerte le jour où votera le reste de la population », a expliqué Abdikalik Boltabaïev, un responsable électoral. « Il y a encore beaucoup de tension, on ne peut exclure des provocations », dit Moukhtar Paizildaïev, chef de la commission électorale d'Och.
Les grandes puissances redoutent que les troubles dans ce pays, qui abrite des bases aériennes américaine et russe, et partage une frontière avec la Chine, ne se propagent en Asie centrale, région riche en pétrole et en gaz. La nouvelle Constitution, si elle était adoptée, transférerait des pouvoirs du président au Premier ministre. Roza Otounbaïeva resterait présidente par intérim jusqu'à la fin 2011, mais n'aurait pas ensuite le droit de briguer la présidence. Des élections législatives se tiendraient tous les cinq ans et le chef de l'État serait limité à un seul mandat de six ans.
Par ailleurs, le HCR s'est dit inquiet des conditions de retour massif au Kirghizistan des personnes qui s'étaient refugiées en Ouzbékistan. Le HCR a dit également craindre que ces retours n'aboutissent à de nouveaux déplacements.
Enfin, les autorités kirghizes ont annoncé hier avoir arrêté un neveu du président déchu Kourmanbek Bakiev, Sanjar Bakiev, qu'elles ont accusé d'avoir organisé les violences interethniques. Les autorités disposent de « preuves convaincantes et irréfutables » concernant son rôle-clé dans l'organisation des émeutes, a affirmé le ministre de l'Intérieur par intérim, Bolot Cher.


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