Le commandement de l'armée cite d'autres causes à la base des accidents et qui sont également dus à la violation du code routier, notamment l'excès de vitesse, la conduite en état d'ébriété, l'utilisation du téléphone en conduisant, la non-utilisation de la ceinture de sécurité et le non-respect de la priorité de passage.
Le texte souligne que les accidents de la route ont un impact sur la situation économique et touristique du pays. Ils provoquent un sentiment d'insécurité auprès des Libanais et des touristes, et sont à la base de nombre d'embouteillages, note le commandement de l'armée.
Il indique également que « le respect du code routier est l'un des indices du niveau de civilité d'un peuple. Ce code montre aussi la responsabilité des citoyens vis-à-vis de leur pays, de leur société et d'eux-mêmes ».
Le commandement de l'armée a invité « les militaires à être l'exemple à suivre en respectant le code de la route » et a noté qu'il « sanctionnera sévèrement tous ceux qui violent ce code ». Il a également souhaité que les proches des militaires, en particulier, et tous les citoyens, en général, soient conscients de leur responsabilité en conduisant et qu'ils sachent que les accidents de la route qu'ils provoqueront auront d'importantes répercussions sur leur famille et leur avenir.
« Le respect de la loi protège des accidents, donne bonne conscience, et constitue un devoir national et humain », souligne le texte en conclusion.
Appliquer le code de la route
Sur le même thème, le président de l'association « Kun Hadi », Fadi Gebran, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté les principales causes des accidents de la route ainsi que des chiffres relevés sur ce plan.
Il a noté que « le taux des accidents de la route au Liban augmente chaque année entre 12 et 17 %, selon des statistiques des FSI et de la Croix-Rouge libanaise ».
« En 2006, l'année où l'association a commencé son action, le nombre des accidents de la route s'élevait à 8115; en 2007, ce nombre était de 9 546, et en 2008, le nombre d'accidents a atteint 10 630. »
M. Gebran a énuméré plusieurs points sur lesquels il faut plancher pour réduire les accidents de la route. Il faut améliorer la situation des routes, appliquer le code routier et améliorer les secours. Soulignant que dans 85 % des cas, l'automobiliste lui-même est directement responsable de l'accident, il a noté que cet automobiliste ne respecte pas la limitation de vitesse, conduit en état d'ébriété ou de fatigue, n'utilise pas la ceinture de sécurité ou parle au téléphone.
Le président de l'association « Koun Hadi » a souligné l'importance de la sensibilisation aux accidents de la route. Les associations et les auto-écoles ont un rôle important à jouer dans ce cadre, a-t-il dit, notant que Kun Hadi a préparé trente spots publicitaires de vingt secondes qui devraient être projetés à la télévision.
Toujours dans ce même cadre, plusieurs accidents ont été enregistrés hier sur les routes du Liban dont l'un, meurtrier, à Halba. Dans les faits, sur la route principale de Halba-Abdé, un camion a percuté une Renault 9, poussant la voiture jusqu'au siège du centre de recherche scientifique et agricole de la localité, et ce après avoir détruit son enceinte. Le chauffeur de la Renault 9, Ali Abou Khalil, retraité de l'armée, est mort sur le coup alors que son épouse Ghana a été blessée. Le couple est originaire du village de Nabi Youcha, à Minié. Le corps de Ali a été transporté à la morgue de l'hôpital gouvernemental de Halba. Son épouse, dans un état critique, a été transportée au centre médical al-Youssef, et le chauffeur du camion a pris la fuite.
À Jezzine, un accident s'est produit entre une camionnette Nissan conduite par Fawzi Costantine, qui était accompagné de Mohammed Ali et Abdo Assaad, et une Opel conduite par Élie Haddad. Les quatre personnes à bord des deux véhicules ont été blessées. Élie Haddad est dans un état grave.

