Retour au calme dans le quartier des Zeayter, à Fanar
OLJ /
le 25 juin 2010 à 01h48
Des accrochages nourris aux armes automatiques et aux roquettes dans une zone résidentielle fortement peuplée, en pleine zone du Grand Beyrouth, à proximité immédiate de deux campus universitaires : la population de la capitale, ou plutôt des régions est de Beyrouth, n'avait pas été témoin de tels développements depuis de nombreuses années, exception faite des funestes journées de mai 2008 marquées par la sanglante offensive du Hezbollah contre Beyrouth-Ouest et les positions du Courant du futur dans cette partie de la capitale. Au cours des dernières quarante-huit heures, les habitants de la région de Fanar ont pu vivre ainsi au rythme de violents accrochages qui ont opposé jeudi soir et hier à l'aube des miliciens d'un même clan chiite, les Zeayter, qui logent dans un quartier de la périphérie de Fanar, connu sous le nom de quartier des Zeayter. À la suite de la reprise des accrochages à l'aube d'hier, l'armée a effectué des perquisitions dans le quartier et a appréhendé plusieurs personnes, selon une source de sécurité. Le calme a été rétabli dans la journée. Les incidents auraient été provoqués par un différend d'ordre familial au sein du même clan. La réaction des autorités à ces accrochages en plein Grand Beyrouth a été jugée timide par les députés Antoine Zahra (FL) et Samy Gemayel. Tout en rendant hommage à l'armée et aux FSI pour leur intervention, M. Zahra a demandé aux autorités concernées de rendre publiques les informations sur l'identité des personnes appréhendées et sur la nature des armes qui auraient été saisies. De son côté, M. Samy Gemayel a dénoncé la politique de deux poids deux mesures, soulignant que dans certains secteurs, un citoyen qui détiendrait une arme non autorisée est automatiquement arrêté, alors que « dans d'autres régions, des armes automatiques et des roquettes sont utilisées sans que des mesures fermes ne soient adoptées par les ministères concernés et par la justice ». Soulignant que « la région du Metn n'a pas été le théâtre de tels accrochages depuis la guerre de libération » (de 1989), Samy Gemayel a rappelé qu'il avait mis en garde il y a six mois contre la présence dans le secteur en question de « groupes armés incontrôlés qui commettent des crimes contre nombre d'habitants de cette région ».
Des accrochages nourris aux armes automatiques et aux roquettes dans une zone résidentielle fortement peuplée, en pleine zone du Grand Beyrouth, à proximité immédiate de deux campus universitaires : la population de la capitale, ou plutôt des régions est de Beyrouth, n'avait pas été témoin de tels développements depuis de nombreuses années, exception faite des funestes journées de mai 2008 marquées par la sanglante offensive du Hezbollah contre Beyrouth-Ouest et les positions du Courant du futur dans cette partie de la capitale. Au cours des dernières quarante-huit heures, les habitants de la région de Fanar ont pu vivre ainsi au rythme de violents accrochages qui ont opposé jeudi soir et hier à l'aube des...
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