Johnny Liu, directeur du déploiement tactique, aux commandes du jeu au Salon des jeux vidéo.
Dans «Neuroboy», un jeu de démonstration, un journaliste de l'AFP est par exemple parvenu à soulever une voiture virtuelle, en relâchant ses pensées, puis à la faire exploser en se concentrant sur le véhicule. Il est également possible de soulever des objets, un peu comme les chevaliers Jedi utilisent la «Force» dans les films Star Wars, a indiqué un responsable de l'entreprise, Stanley Yang. «Pour les jeux avec de la magie ou de la sorcellerie (...) ce sera encore plus intense si vous utilisez votre cerveau ou vos pensées», a-t-il dit.
NeuroSky, basé en Californie, propose déjà des jeux «classiques» utilisant sa technologie et cherche désormais à se faire une place dans le monde des jeux vidéo. L'entreprise affirme avoir noué des contacts avec des éditeurs et des constructeurs à l'occasion de l'E3. Pour la société, le contrôle par la pensée est l'avenir de la technologie. «Quand on regarde tout ce qui a été inventé jusqu'ici, on constate que c'est l'homme qui doit s'adapter aux machines», a souligné M. Yang, en citant boutons et autres interrupteurs. Or «l'idée, c'est de voir un jour les machines s'adapter aux humains».
Le système « Move »
Selon NeuroSky, les joueurs sont prêts à lâcher leurs manettes traditionnelles et à vivre de nouvelles expériences, comme c'est déjà le cas avec le contrôle gestuel lancé par la Wii de Nintendo en 2006. Sony a ainsi présenté lors du Salon une nouvelle manette de contrôle gestuel pour sa PlayStation 3, la «Move», promettant une bataille acharnée face à Microsoft, qui avait dévoilé dernièrement un dispositif du même genre, «Kinect», et Nintendo, pionnier sur ce créneau avec la Wii.
Le lancement de «Move» sur le marché européen est prévu le 15 septembre et aux États-Unis quatre jours plus tard. «Nous pensons que la PlayStation Move est l'accessoire qui comblera le fossé entre les gros joueurs et les joueurs occasionnels», a déclaré le vice-président de l'entreprise japonaise, Peter Dille.
«Move» sera vendu 49,99 dollars. Un périphérique plus petit, utilisé par exemple pour diriger les personnages dans les jeux de tir, coûtera 29,99 dollars. Enfin, un dispositif de caméra baptisé «Eye», nécessaire pour capter les mouvements des manettes, sera vendu 39,99 dollars. Un coffret rassemblant le tout et un jeu sera vendu 99,99 dollars. En ajoutant la console, le pack passera à 399,99 dollars.
Parmi les premiers jeux spécialement conçus pour cette nouvelle manette figurent «Resident Evil 5 Gold Édition», nouvelle déclinaison de la série à succès de jeux de tir, et le jeu de golf «Tiger Woods PGA Tour 11».
Visuellement, les manettes «Move» ont l'air de poignées noires surmontées d'une boule de couleur.
Contrairement à «Move», ou aux manettes de la Wii de Nintendo lancée en 2006, le nouveau dispositif de contrôle gestuel qui doit équiper la XBOX 360 de Microsoft, le «Kinect», ne prévoit aucune manette, mais une caméra 3D qui permet de restituer les mouvements du joueur.
Sony a ironisé sur le nouveau système sans manettes de Microsoft. «Move est équipé de trucs futuristes, des boutons très importants pour les gens qui veulent jouer à des jeux demandant un peu plus que d'attraper une grosse balle rouge», a plaisanté l'acteur Jerry Lambert, qui joue dans les spots publicitaires Sony, lors d'un court sketch sur scène.
Le PDG et président de Sony America, Jack Tretton, a mis l'accent sur la nécessité de conserver des boutons parallèlement aux capteurs de mouvement. «Les boutons sont cruciaux, a-t-il déclaré. On n'essaie pas de polémiquer, mais on pense que c'est une importante distinction (entre Sony et Microsoft). Les boutons permettent d'être précis.»

