Évoquant une « campagne politique » dirigée contre elle, Solidere exprime son « étonnement » à l'égard de la prise de position de M. Machnouk en faveur des bijoutiers, « alors même qu'il n'est pas au courant des données relatives au contentieux ».
« Affirmer que les bijoutiers sont dans leur droit du fait qu'ils avaient signé des contrats avec Solidere est non seulement contraire à la vérité, mais une allégation qui suscite des interrogations sur les intentions cachées de M. Machnouk, qui est pourtant connu pour être généralement bien informé », écrit la société, affirmant qu'aucun contrat n'a jamais été signé avec lesdits bijoutiers. « Les déclarations de M. Machnouk sont donc une tentative d'intox et sont indignes de sa position et de sa réputation », ajoute le communiqué.
La société reproche également au député ses propos selon lesquels il s'était rangé aux côtés des bijoutiers après avoir consulté trois juges éminents. « Ces propos sont contraires à la nature et à la procédure judiciaires, sachant que le tribunal compétent dans ce dossier est seul habilité à émettre un jugement sur l'affaire, dans la mesure où il détient tous les documents y afférents. Consulter des juges qui ne sont pas en charge du dossier (...) équivaut à un acte de mépris envers la justice et une ingérence dans le processus judiciaire », estime Solidere qui accuse aussi M. Machnouk de chercher « à influencer les juges ».
Saluant le « courage » du député lorsqu'il affirme qu'il « ne détient pas d'informations », Solidere considère que « c'est là une preuve du fait que les accusations et les allégations de M. Machnouk ne sont pas fondées sur des indices concluants ».


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