Le FMI doit publier le 8 juillet une mise à jour de ses prévisions économiques mondiales. Il estime que « les derniers chocs financiers pourraient atténuer la croissance durant le second semestre de cette année, par rapport aux Perspectives économiques mondiales (publiées en avril, NDLR), au moins dans certaines régions, ce qui pourrait amener le personnel du FMI à revoir ses prévisions ». Le Fonds vise particulièrement la zone euro, où « les inquiétudes quant aux risques relatifs à la dette des États se sont propagées au secteur bancaire, entraînant la réapparition de pressions sur le financement sur les marchés européens ». « La dépréciation de l'euro tendrait à stimuler la balance commerciale pour la zone euro. Cependant, dans la mesure où cette dépréciation est due à une hausse de l'aversion pour le risque, l'effet net sur la croissance pourrait être négatif », a-t-il prévenu. L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle fois appelé à préciser les dispositions envisagées pour réduire le niveau de la dette publique. « Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la confiance dans les politiques économiques et s'attaquer au problème de viabilité du budget », a-t-elle affirmé. Cela passe principalement par « un ajustement budgétaire à moyen terme, des réformes législatives aux systèmes de retraites, des réductions permanentes dans les dépenses hors programmes sociaux, et le renforcement des institutions budgétaires ». Mais le FMI ne souhaite pas que la rigueur. « Les mesures budgétaires doivent être complétées par une réforme du système bancaire et des mesures pour améliorer la croissance et la compétitivité. Une leçon de l'histoire est qu'une forte croissance est d'une importance essentielle pour réussir un ajustement budgétaire », a-t-il expliqué.
Économie - Fmi
Les tensions sur les marchés pourraient réduire la croissance mondiale
OLJ / le 17 juin 2010 à 00h56
Le FMI doit publier le 8 juillet une mise à jour de ses prévisions économiques mondiales. Il estime que « les derniers chocs financiers pourraient atténuer la croissance durant le second semestre de cette année, par rapport aux Perspectives économiques mondiales (publiées en avril, NDLR), au moins dans certaines régions, ce qui pourrait amener le personnel du FMI à revoir ses prévisions ». Le Fonds vise particulièrement la zone euro, où « les inquiétudes quant aux risques relatifs à la dette des États se sont propagées au secteur bancaire, entraînant la réapparition de pressions sur le financement sur les marchés européens ». « La dépréciation de l'euro tendrait à stimuler la balance commerciale pour la zone euro. Cependant, dans la mesure où cette dépréciation est due à une hausse de l'aversion pour le risque, l'effet net sur la croissance pourrait être négatif », a-t-il prévenu. L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle fois appelé à préciser les dispositions envisagées pour réduire le niveau de la dette publique. « Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la confiance dans les politiques économiques et s'attaquer au problème de viabilité du budget », a-t-elle affirmé. Cela passe principalement par « un ajustement budgétaire à moyen terme, des réformes législatives aux systèmes de retraites, des réductions permanentes dans les dépenses hors programmes sociaux, et le renforcement des institutions budgétaires ». Mais le FMI ne souhaite pas que la rigueur. « Les mesures budgétaires doivent être complétées par une réforme du système bancaire et des mesures pour améliorer la croissance et la compétitivité. Une leçon de l'histoire est qu'une forte croissance est d'une importance essentielle pour réussir un ajustement budgétaire », a-t-il expliqué.

