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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran décidé à punir les pays qui ont voté pour les sanctions

La proposition d'échange de combustible est « toujours valable », assure Ahmadinejad.
L'Iran va réduire ses exportations de minerais vers les pays qui ont voté les nouvelles sanctions décidées par l'ONU contre Téhéran en raison de son programme nucléaire, a déclaré le vice-ministre iranien de l'Industrie et des Mines, Mohammad Massoud Samienejad.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a par ailleurs qualifié d'« erreur » les sanctions que doivent adopter les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'UE. « Nous avons toujours dit que la politique de la carotte et du bâton ne donne pas de résultat », a déclaré M. Mehmanparast. « Dans le cadre de discussions rationnelles, toutes les questions peuvent être examinées mais (...) l'utilisation de la force donnera des résultats inverses » à ceux recherchés, a-t-il ajouté.
Les ministres des Affaires étrangères européens se sont mis d'accord lundi sur le principe de sanctions contre Téhéran allant au-delà de celles proposées par l'ONU, ciblant notamment l'énergie, les finances et le commerce. Décidé à l'issue d'intenses tractations à Luxembourg, ce cadre de sanctions doit encore être avalisé jeudi lors d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays de l'UE à Bruxelles, a indiqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
M. Mehmanparast a également affirmé que l'Iran examinait une demande de Mme Ashton pour une rencontre avec le négociateur nucléaire iranien Saïd Jalili pour parler du nucléaire. Mme Ashton avait annoncé lundi qu'elle avait écrit à M. Jalili. « Plus que jamais, il est important ne pas perdre de temps » et de se voir « le plus tôt possible », lui avait-elle notamment écrit.
Parallèlement, le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que la proposition iranienne, soutenue par la Turquie et le Brésil, d'un échange de combustible nucléaire avec les grandes puissances est « toujours valable ». Elle constitue « un nouveau modèle pour gérer les affaires du monde sur la base de la justice et de la logique », a-t-il ajouté lors d'une rencontre avec le président du Parlement turc, Mehmet Ali Shahin, en visite à Téhéran.
L'Iran a proposé le 17 mai aux grandes puissances, dans le cadre d'un accord avec le Brésil et la Turquie, d'échanger en territoire turc 1 200 kg de son uranium faiblement enrichi (3,5 %) contre 120 kg de combustible enrichi à 20 % destiné au réacteur de recherche médicale de Téhéran. Cette offre est proche de celle faite en septembre par le groupe de Vienne (États-Unis, Russie et France), rejetée par Téhéran.
Mais parallèlement à sa proposition d'échange, l'Iran avait dit qu'il comptait poursuivre l'enrichissement de son uranium à 20 %. Téhéran affirme vouloir utiliser l'uranium enrichi comme combustible pour un réacteur de recherche médicale, mais l'Occident craint qu'il ne serve en définitive à fabriquer une arme atomique.
Les grandes puissances ont accueilli froidement la proposition irano-turco-brésilienne, jugeant qu'elle venait trop tard et que l'Iran cherchait surtout à gagner du temps.
L'Iran va réduire ses exportations de minerais vers les pays qui ont voté les nouvelles sanctions décidées par l'ONU contre Téhéran en raison de son programme nucléaire, a déclaré le vice-ministre iranien de l'Industrie et des Mines, Mohammad Massoud Samienejad.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a par ailleurs qualifié d'« erreur » les sanctions que doivent adopter les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'UE. « Nous avons toujours dit que la politique de la carotte et du bâton ne donne pas de résultat », a déclaré M. Mehmanparast. « Dans le cadre de discussions rationnelles, toutes les questions peuvent être...
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