Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Crise

Le Suisse Max Göldi a pu enfin quitter la Libye

Berne et Tripoli signent un accord sur la création d'un « tribunal d'arbitrage » pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation de Hannibal Kadhafi à Genève en 2008.
L'homme d'affaires suisse Max Göldi, retenu en Libye depuis près de deux ans, a quitté hier soir ce pays par un vol régulier, après la signature d'un accord ouvrant la voie à un règlement de la crise entre Berne et Tripoli, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Salah Zahaf. Les ministres des Affaires étrangères suisse, Micheline Calmy-Rey, et espagnol, Miguel Angel Moratinos, ont également quitté Tripoli après un entretien avec le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, en présence du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi. Les ministres suisse et espagnol, arrivés samedi soir à Tripoli, ont négocié avec les dirigeants libyens un accord de sortie de crise entre Berne et Tripoli permettant le départ de Max Göldi. « Göldi va quitter (la Libye) aujourd'hui (dimanche) », avait annoncé Mme Calmy-Rey après la cérémonie de signature du « plan d'action ». « Cela est un soulagement pour lui et pour nous. Mais aussi un début de normalisation des relations entre la Libye et la Suisse. »
La grave crise entre la Libye et la Suisse avait éclaté après l'arrestation musclée en juillet 2008 à Genève de Hannibal Kadhafi, fils du dirigeant libyen, et de son épouse, accusés de maltraitance par leurs deux domestiques. Max Göldi et un autre homme d'affaires suisse, Rachid Hamdani, avaient été arrêtés en juillet 2008 en représailles à cette arrestation. M. Hamdani a pu quitter la Libye le 23 février dernier, tandis que M. Göldi a purgé une peine de quatre mois de prison pour « séjour illégal » en Libye avant d'être libéré jeudi.
Le « plan d'action », signé également par l'Espagne et l'Allemagne en tant que garantes, stipule la constitution d'un « tribunal d'arbitrage » pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation de Hannibal Kadhafi. Ce « tribunal d'arbitrage », qui se tiendra à Berlin, a déjà fait l'objet d'un accord entre Tripoli et Berne, mais les deux pays ne s'étaient pas entendus jusque-là sur son application. Selon ce plan, la Suisse exprime par ailleurs ses « excuses » après la « publication illégale » des photos d'identité de Hannibal Kadhafi au moment de son arrestation. Berne s'engage aussi à poursuivre en justice les responsables de cette fuite. Selon le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, la justice suisse « a donné raison à Hannibal et décidé une indemnisation de près de 1,5 million d'euros » pour la fuite des photos prises par la police lors de son arrestation et le montrant mal rasé, hirsute et l'air hagard.
Après l'arrestation de ses deux ressortissants, la Confédération helvétique avait décidé en 2009 de restreindre pour l'élite libyenne l'attribution de visas permettant d'accéder aux pays de l'espace Schengen - dont elle est membre associé -, impliquant ainsi l'Union européenne dans le contentieux. Tripoli avait répliqué en février en annonçant des restrictions de visas à l'encontre des ressortissants des pays de l'espace Schengen, provoquant la colère de plusieurs capitales européennes et finalement une médiation de Bruxelles. La Libye avait déjà pris en 2008 des mesures de rétorsion à l'encontre de Berne, retirant ses avoirs des banques suisses et expulsant les sociétés helvétiques installées en Libye, outre l'annonce de l'arrêt de ses exportations de pétrole vers la Confédération. Tripoli a fini par annoncer en mars un « embargo économique total » sur la Suisse et Mouammar Kadhafi est allé jusqu'à appeler au jihad contre ce pays, après l'interdiction de la construction de minarets dans la Confédération helvétique.
L'homme d'affaires suisse Max Göldi, retenu en Libye depuis près de deux ans, a quitté hier soir ce pays par un vol régulier, après la signature d'un accord ouvrant la voie à un règlement de la crise entre Berne et Tripoli, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Salah Zahaf. Les ministres des Affaires étrangères suisse, Micheline Calmy-Rey, et espagnol, Miguel Angel Moratinos, ont également quitté Tripoli après un entretien avec le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, en présence du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi. Les ministres suisse et espagnol, arrivés samedi soir à Tripoli, ont négocié avec les dirigeants libyens un accord de sortie de crise entre Berne et Tripoli permettant le départ de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut