Alors que la Hollande se prépare à affronter le Danemark cet après-midi, Robben, rétabli d’une blessure à la cuisse gauche, était le seul absent à l’entraînement effectué hier au stade Soccer City. D’après un membre de l’encadrement néerlandais, il suit un programme individualisé sur un autre terrain en ville. Thomas Coex/AFP
Même en l'absence d'Arjen Robben, rétabli de sa déchirure à la cuisse gauche mais en manque de rythme, les Néerlandais conservent une force de frappe impressionnante.
Face aux Scandinaves, la division offensive devrait être composée de joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens : Rafael Van der Vaart (Real Madrid), Wesley Sneijder (Inter Milan) et Dirk Kuyt (Liverpool) en soutien de l'avant de pointe Robin Van Persie (Arsenal)..
Les Pays-Bas arrivent lancés en Afrique du Sud après une campagne de préparation qui les a vu battre le Mexique (2-1), le Ghana (4-1) puis la Hongrie (6-1).
« Pas d'arrogance »
« Ces succès doivent nous donner de l'assurance, mais ils ne constituent pas une garantie de bons résultats en Coupe du monde », a martelé le sélectionneur Bert Van Marwijk.
« Cette assurance ne doit pas se transformer en arrogance », ajoute l'entraîneur, qui sait que par le passé, ses hommes sont parfois tombés dans la suffisance. Avec des conséquences désastreuses, comme à l'Euro 2008 que les Néerlandais avaient quitté dès les quarts de finale pour avoir pris de haut la Russie, victorieuse (3-1, a.p.).
Les Pays-Bas seraient d'ailleurs bien inspirés de se méfier du Danemark, coaché par Morten Olsen, qui connaît parfaitement le football batave pour avoir entraîné l'Ajax Amsterdam de 2000 à 2002.
« Le Danemark, c'est typiquement le genre d'équipe qui peut nous poser des soucis », insiste d'ailleurs le capitaine néerlandais Giovanni Van Bronckhorst, qui fêtera lundi sa 100e sélection sous le maillot orange.
Car s'ils inscrivent peu de buts, les Scandinaves possèdent une défense solide : quatre buts concédés en qualifications dans un groupe où ils étaient opposés notamment au Portugal de Cristiano Ronaldo et à la Suède de Zlatan Ibrahimovic.
À en croire les observateurs, la légende néerlandaise Johan Cruyff entre autres, le scénario du match semble écrit d'avance. Les Pays-Bas vont attaquer d'entrée en espérant inscrire un but rapidement tandis que le Danemark misera davantage sur les contre-attaques et les ouvertures parfois béantes laissées par le milieu de terrain Oranje.

