Au moins 14 insurgés islamistes ont été tués par deux frappes de missiles américains à 12 heures d'intervalle dans le nord-ouest du Pakistan, où la CIA vise régulièrement les talibans et el-Qaëda, ont annoncé vendredi les militaires pakistanais.
Jeudi soir, trois rebelles ont péri dans une maison touchée par une première salve de missiles tirés par des drones dans le village de Khaddi, non loin de la frontière afghane, dans le district tribal du Waziristan du Nord, ont indiqué des responsables militaires pakistanais.
Et vendredi peu après l'aube, "des drones américains ont tiré trois missiles sur une maison abritant des insurgés, tuant au moins 11 d'entre eux" dans le village de Bahadar Khel, a déclaré un de ces responsables à l'AFP.
Le Waziristan du Nord est un bastion des talibans pakistanais alliés au réseau d'Oussama ben Laden et sert aussi de base arrière aux talibans afghans.
Deux officiers des services de renseignement basés à Miranshah, le chef-lieu du Waziristan du Nord, ont confirmé les attaques et les bilans, assurant que neuf des tués étaient des "étrangers", terme utilisé par les militaires pour désigner les combattants d'el-Qaëda venus d'Asie centrale ou du monde arabe.
Dans les deux cas, les maisons ciblées servaient d'abris à des insurgés islamistes, ont assuré ces différentes sources.
Les avions sans pilote utilisés pour les innombrables attaques dans les zones tribales pakistanaises décollent principalement des bases américaines et de l'Otan en Afghanistan mais des médias américains assurent que certains sont stationnés sur le territoire pakistanais.
Les médias américains et pakistanais se font régulièrement l'écho d'accords secrets entre Washington et Islamabad, allié des Etats-Unis depuis 2001 dans leur lutte contre le terrorisme, pour mener ces attaques.
Les drones tuent de plus en plus de combattants et de cadres importants d'el-Qaëda et des talibans pakistanais ou afghans, mais les militaires pakistanais et des organisations humanitaires dénoncent régulièrement la mort de civils dans ces attaques.
Les zones tribales du nord-ouest du Pakistan sont considérées par Washington comme "la région la plus dangereuse du monde", fief des talibans pakistanais, principal sanctuaire d'el-Qaëda dans le monde et base arrière des talibans afghans qui combattent de l'autre côté de la frontière les quelque 142 000 soldats des forces internationales, américains en grande majorité.
Les zones de Khaddi et de Bahadar Khel sont réputées être le territoire de deux groupes de militants islamistes soutenant les talibans afghans, ceux des chefs de guerre locaux Hafiz Gul Bahadur et Sadiq Noor, selon les responsables militaires pakistanais.
Plus de 900 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans une centaine d'attaques de drones américains depuis août 2008 dans les zones tribales.
Depuis plus d'un an, l'armée pakistanaise y a lancé de grandes offensives contre les insurgés du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP).
Ce groupe, qui a fait allégeance à el-Qaëda, est le principal responsable d'une vague de près de 400 attentats --suicide pour la plupart-- qui ont tué environ 3 400 personnes dans tout le pays en près de trois ans.
Jeudi soir, trois rebelles ont péri dans une maison touchée par une première salve de missiles tirés par des drones dans le village de Khaddi, non loin de la frontière afghane, dans le district tribal du Waziristan du Nord, ont indiqué des responsables militaires pakistanais.
Et vendredi peu après l'aube, "des drones américains ont tiré trois missiles sur une maison abritant des insurgés, tuant au moins 11 d'entre eux" dans le village de Bahadar...


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