Il est à relever, selon notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane, que les deux hommes ont certainement dû évoquer le vote il y a deux jours au Conseil de sécurité sur des sanctions contre l'Iran - la Turquie, comme le Brésil, avait voté contre, et le Liban s'était abstenu.
Des sources libanaises autorisées estiment à ce sujet que la célérité des Cinq grands à soumettre au vote la résolution 1929 portant sur les sanctions à l'encontre de Téhéran n'aura réussi qu'à dynamiter le rôle joué dernièrement par le binôme Ankara-Brasilia. Ces sources se sont étonnées des prétextes avancés afin que ces sanctions soient imposées et selon lesquelles elles représentent un message fort adressé à l'Iran afin qu'il prouve que son uranium enrichi n'est pas destiné à la fabrication de la bombe atomique.
Elles jugent ainsi que la mission du Brésil et de la Turquie s'est considérablement compliquée, puisque l'Iran sera désormais bien plus arc-bouté sur ses positions qu'avant le vote des sanctions. Il est vrai que le Premier ministre turc a fait part de sa disposition à reprendre ses pourparlers avec le président brésilien Lula, mais il a en même temps révélé ses craintes concernant le risque assez fort de voir tout espoir de reprise des négociations avec le régime des ayatollahs dynamité par la résolution 1929.
En réalité, ce qui compte aujourd'hui, c'est de savoir à quel point l'Iran entend réagir positivement avec la demande brésilio-turque, et si Téhéran compte exiger le gel de ces sanctions pour reprendre les négociations, malgré les multiples rappels du président américain Barack Obama, pour lequel la porte de ces négociations-là n'est pas close, faisant ainsi écho aux dirigeants français, britannique, russe et chinois. Il n'empêche : les Américains n'entendent aucunement privilégier quelque laxisme que ce soit concernant le respect de la résolution 1929.


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