Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a cherché jeudi à justifier le "non" de son pays à de nouvelles sanctions onusiennes décidées la veille contre l'Iran, affirmant que le cas contraire aurait été "déshonorant" pour Ankara.
"Si nous n'avions pas dit +non+, cela serait revenu à se renier soi même et à renier nos signatures", a indiqué M. Erdogan, faisant allusion à la signature à la mi-mai par son pays, le Brésil et l'Iran d'un accord d'échange de combustible nucléaire iranien, accord qu'ont boudé les Occidentaux.
"Ca aurait été un acte déshonorant" de voter en faveur des sanctions contre l'Iran, a-t-il insisté lors d'un discours à l'occasion d'un forum diplomatique et économique turco-arabe réuni à Istanbul.
"Nous ne voulons pas être complices d'une telle erreur, car l'Histoire ne nous pardonnera pas", a-t-il ajouté.
Expliquant que la Turquie soutenait toujours et encore une solution diplomatique dans le dossier sur l'Iran que les Occidentaux soupçonnent de fabriquer l'arme nucléaire, le dirigeant turc a critiqué la décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter un nouveau train de sanctions.
"Pourquoi des sanctions? Pourquoi cet empressement?", s'est-il interrogé.
Le Conseil de sécurité a infligé mercredi des sanctions à l'Iran, pour la quatrième fois depuis 2006, afin de tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles et de rassurer la communauté internationale sur la nature pacifique de son programme.
La Turquie, membre non permanent du Conseil, a voté contre la résolution, tout comme le Brésil.
"Si nous n'avions pas dit +non+, cela serait revenu à se renier soi même et à renier nos signatures", a indiqué M. Erdogan, faisant allusion à la signature à la mi-mai par son pays, le Brésil et l'Iran d'un accord d'échange de combustible nucléaire iranien, accord qu'ont boudé les Occidentaux.
"Ca aurait été un acte déshonorant" de voter en faveur des sanctions contre l'Iran, a-t-il insisté lors d'un discours à l'occasion d'un forum...


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