Les Etats-Unis, la France et la Russie ont remis à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) leur réponse officielle quant à l'accord d'échange d'uranium passé par l'Iran avec la Turquie et le Brésil, a indiqué mercredi à Vienne dans un communiqué l'agence de l'Organisation des Nations unies (ONU).
Trois lettres séparées ainsi qu'un document commun, intitulé "Préoccupations à propos de la déclaration adressée par l'Iran à l'AIEA", ont été remis et seront communiqués à l'Iran, a précisé l'AIEA.
Dans ce communiqué, le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, indique par ailleurs qu'il "poursuivra ses efforts de bons offices après ce nouveau développement et cela en relation avec les gouvernements concernés".
En marge de la réunion du conseil des Gouverneurs de l'AIEA, qui se tient à Vienne depuis lundi et se terminera vendredi, Yukiya Amano a rencontré des représentants des trois pays mercredi matin, qui lui ont remis les réponses officielles, a précisé un diplomate sous couvert de l'anonymat.
Si on ne connaît pas dans le détail cette réponse, le diplomate a cependant indiqué que les lettres et le document commun reflétaient les préoccupations de Washington, Moscou et Paris quant à l'accord tripartite Iran-Brésil-Turquie conclu le 17 mai.
Cet accord stipulait que l'Iran remettrait 1.200 kg d'uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Turquie, qui doit se charger, avec des pays ayant cette capacité, comme la France et la Russie, de le transformer en 120 kg d'uranium hautement enrichi (20%), officiellement destinés à alimenter un réacteur nucléaire de recherche médicale.
Les Etats-Unis, la Russie et la France, appelés aussi le groupe de Vienne, avaient en octobre 2009, sous l'égide l'AIEA, proposé une autre procédure d'échange d'uranium faiblement enrichi contre de l'uranium hautement enrichi, proposition à laquelle Téhéran n'avait pas donné suite.
La remise de la réponse des trois grandes puissances intervient le jour où le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) doit se prononcer sur une résolution sanctionnant pour la quatrième fois l'Iran pour son refus d'arrêter son programme nucléaire d'enrichissement d'uranium.
La communauté internationale soupçonne l'Iran de vouloir accéder à l'arme atomique, alors que le régime islamique proclame le caractère purement civil de son programme nucléaire.
Trois lettres séparées ainsi qu'un document commun, intitulé "Préoccupations à propos de la déclaration adressée par l'Iran à l'AIEA", ont été remis et seront communiqués à l'Iran, a précisé l'AIEA.
Dans ce communiqué, le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, indique par ailleurs qu'il "poursuivra ses efforts de bons...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine