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Liban

Une succession de désastres

À suivre attentivement les panneaux explicatifs, on se rend compte assez vite que le musée de Préhistoire du Liban est le fruit miraculeusement préservé d'une succession de désastres. « Un préhistorien ne peut qu'éprouver une profonde tristesse devant le désastre infligé à la préhistoire », écrivait dans les années 50 le P. Henri Fleisch, à qui le musée rend hommage. La destruction des sites et vestiges préhistoriques au Liban est due à un ensemble de facteurs : percement de routes, surtout l'autoroute du Sud, exploitation sauvage de carrières de pierres ou de sables (les sables de Beyrouth étaient très riches en silex, qui surnageaient pour ainsi dire à la surface des dunes), urbanisation galopante, construction de stations balnéaires, exploitation de gisement de grès tendre. Tout a servi à gommer, progressivement, des sites dont les plus anciens remontaient à 600 000 ans. Le désastre, dans certains cas, a été total. Évoquant un gisement de grès préhistorique, le P. Fleisch écrit : « La destruction définitive du gisement eut lieu le 18 février 1975, sous mes yeux. Il ne reste plus rien, on ne peut même pas en reconnaître l'emplacement. »
À suivre attentivement les panneaux explicatifs, on se rend compte assez vite que le musée de Préhistoire du Liban est le fruit miraculeusement préservé d'une succession de désastres. « Un préhistorien ne peut qu'éprouver une profonde tristesse devant le désastre infligé à la préhistoire », écrivait dans les années 50 le P. Henri Fleisch, à qui le musée rend hommage. La destruction des sites et vestiges préhistoriques au Liban est due à un ensemble de facteurs : percement de routes, surtout l'autoroute du Sud, exploitation sauvage de carrières de pierres ou de sables (les sables de Beyrouth étaient très riches en silex, qui surnageaient pour ainsi dire à la...
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