À 35 ans, Ray Allen a sorti le grand jeu lors du match 2 de la finale contre LA. Comme la finale de 2008, le vétéran de 35 ans a été décisif en faisant mouche aux tirs à 3 points à huit reprises. Mark Ralston/AFP
Sur le parquet du Staples Center, Allen est devenu le premier joueur à planter huit tirs primés lors d'un match d'une finale. À bientôt 35 ans, il n'a pas fini d'impressionner. « Je n'ai pas de mot pour résumer sa performance », glisse Rajon Rondo, l'autre grand bonhomme de cette rencontre avec un triple-double (19 points, 12 rebonds, 10 passes). « Il n'a pas d'âge. Quand je le vois jouer, je n'arrive pas à me rendre compte de son âge », ajoute Paul Pierce. Impressionnés par son efficacaité et sa longévité, ses partenaires sont aussi en admiration devant sa technique parfaite et son shoot soyeux. « C'est un maître dans son art », estime Glen Davis alors que Michael Finley en rajoute une couche : « C'est l'un des shooteurs les plus purs du jeu. Il faut montrer son shoot aux enfants. »
« C'est un maître dans son art »
Si ses coéquipiers ne tarissent pas d'éloges à son sujet, Doc Rivers est également ravi de son rendement. « Il a été formidable. Toute l'année, les équipes ont fait ça : mettre un grand joueur sur Rondo et un plus petit sur Ray. Ce n'est pas nouveau. Et à chaque fois, nous pouvons offrir des shoots ouverts à Ray. » Dimanche, l'entraîneur des Celtics a savouré. Il y a quelques mois, il a pourtant bien failli perdre son arrière. À la fin de la période des transferts, Boston avait tâté le terrain pour échanger son shooteur contre un joueur plus jeune. Allen est finalement resté. Un choix payant pour le moment. Mais c'est à la fin de la finale que les dirigeants de la franchise du Massachusetts feront le bilan.
Irrégulier depuis le début des playoffs, Allen doit rester sur sa lancée pour continuer de poser des soucis à la défense des Lakers. Il ne signera pas la même performance chaque soir mais ses shoots de loin sèment la zizanie chez les Californiens. Dimanche, ses primés ont ainsi obligé les Violine et Or à revoir leurs plans. Kobe Bryant, qui entretient des rapports compliqués avec lui depuis 2004 - lorsque Allen avait lancé sur le départ de Shaq de la franchise Californienne : « Il va être très égoïste. Il veut montrer à tout le monde qu'il peut jouer sans Shaq » -, a été contraint de lâcher Rajon Rondo pour prendre la relève de Derek Fisher. Ça n'a pas arrêté la gâchette des C's, toujours aussi difficile à stopper quand il a la main chaude et dispose de bons écrans pour se mettre en position de frapper. « C'est génial de pouvoir se retourner et dire : j'ai fait ça », se réjouit celui qui dégaine plus vite que son ombre et aime toujours autant frapper dans les grands rendez-vous : « C'est clairement le moment. Il n'y a pas de meilleure place, de meilleur moment pour jouer et gagner une rencontre. » Les Lakers, qui étaient prévenus, le sont encore un peu plus...

