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Liban

Des problèmes à la pelle...

Depuis que le président de la Chambre, Nabih Berry, a fait état de 11 milliards de livres « disparus », le projet de budget 2010 se trouve au cœur d'un débat, voire d'une polémique politique, en dépit des efforts de la ministre des Finances, Raya el-Hassan, de mettre les points sur les i.
Dans une déclaration à l'agence locale al-Markaziya, Mme Hassan a formellement démenti les propos qui lui ont été attribués par la presse et selon lesquels elle aurait reconnu une manipulation de chiffres en Conseil des ministres. « Durant la dernière réunion du gouvernement, vendredi, le ministre de l'Eau et de l'Énergie (Gebran Bassil) a laissé entendre que les chiffres du projet de loi de finances ont été manupilés, ce à quoi un de nos collègues a répliqué en affirmant que cela n'était pas vrai et que ses propos étaient inacceptables. J'ai moi-même démenti qu'il y ait eu une manipulation, sachant qu'il avait affirmé (M. Bassil) que nous avions, nous tous, modifié les chiffres. Je lui avais clairement dit que ce n'était pas vrai », a insisté Mme Hassan, avant d'ajouter : « Notre crédibilité est essentielle. Nous ne pouvons pas toucher aux chiffres. »
Abondant dans le même sens, le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a mis l'accent sur le fait que le texte de loi sous examen en Conseil des ministres est transparent et renferme une politique économico-financière du gouvernement « traduisant les grandes lignes de la déclaration ministérielle, ce qui n'exclut pas des observations et des idées formulées par les ministres ».
Soulignant que l'examen du projet de budget se déroule « calmement et de manière équilibrée et responsable », M. Pharaon a estimé que la ministre des Finances a « pris des mesures importantes pour s'assurer que la loi de finances est transparente et pour entreprendre des réformes, sur base de critères déterminés ». Après avoir indiqué qu'elle poursuivra ces efforts, le ministre a qualifié d' « irresponsables » les propos selon lesquels le texte sous étude est anticonstitutionnel, rappelant que « tous, qu'ils fassent partie de l'opposition ou de la majorité, ont adopté depuis les années 90 les mêmes critères pour établir les budgets, lorsqu'ils étaient au pouvoir et responsables des ministères des Finances ».
Il a situé les critiques relatives au projet de budget dans le cadre des surenchères et mis l'accent sur la nécessité d'envoyer, sans tarder, le texte au Parlement, en soulignant son importance pour le pays et la population.
Pour sa part, le ministre du Travail, Boutros Harb, s'est dit consterné par la polémique autour du texte de loi, alors que le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, qui a discuté avec une délégation du FMI les orientations économiques et fiscales du gouvernement, a fait état d'une convergence de vues avec ses interlocuteurs sur le fait que le Liban « ne peut plus continuer à suivre une politique classique, que ce soit au niveau fiscal ou au niveau de la dette publique ». « L'endettement et la taxation ne constituent pas de solution, comme l'a prouvé l'expérience des années précédentes », a ajouté M. Kanaan, jugeant « nécessaire de trouver de nouvelles options et d'établir de nouvelles stratégies financières et économiques, englobant un partenariat entre les secteurs public et privé ».
Plus politiques étaient les commentaires des députés du Hezbollah. Le député Hassan Fadlallah a ainsi fait état d'un « dossier toujours en suspens, celui des indemnités aux personnes sinistrées durant la guerre de juillet ». « Nous avons suffisamment d'indices pour prouver qu'une partie des fonds envoyés aux habitants du Liban-Sud s'est envolée et a été orientée vers d'autres secteurs », a-t-il dit, alors que le député Imad el-Hout soulignait que le retard dans le projet de budget « représente le prix à payer pour le gouvernement d'union nationale ». « En l'absence d'une opposition et d'un camp loyaliste, le projet de loi de finances est devenu, comme les municipales, tributaire d'une entente entre tous les ministres, ce qui n'est pas possible », a-t-il commenté.
Réuni sous la présidence de M. Amine Gemayel, le parti Kataëb a mis l'accent sur la nécessité d'achever sans tarder l'examen du projet de budget, tout en insistant sur les principes de la généralité et de la transparence de la loi de finances, notamment la transparence en ce qui concerne la Caisse des déplacés, le CDR, le Conseil du Sud et le Haut Comité de secours, ainsi que sur les recettes de la TVA. « Ceci, ont estimé les Kataëb, permettra au Parlement et au Conseil des ministres d'assumer leurs responsabilités et de contrôler le pouvoir exécutif. »
Depuis que le président de la Chambre, Nabih Berry, a fait état de 11 milliards de livres « disparus », le projet de budget 2010 se trouve au cœur d'un débat, voire d'une polémique politique, en dépit des efforts de la ministre des Finances, Raya el-Hassan, de mettre les points sur les i.Dans une déclaration à l'agence locale al-Markaziya, Mme Hassan a formellement démenti les propos qui lui ont été attribués par la presse et selon lesquels elle aurait reconnu une manipulation de chiffres en Conseil des ministres. « Durant la dernière réunion du gouvernement, vendredi, le ministre de l'Eau et de l'Énergie (Gebran Bassil) a laissé entendre que les chiffres du projet de loi de finances ont...
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