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Sport

La Corée du Nord n’a pas oublié 1966

La Corée du Nord est sans aucun doute la plus grande curiosité du Mondial sud-africain.
Pays le plus fermé au monde, elle ne fait en général parler d'elle que lorsqu'elle se voit infliger des sanctions en raison des menaces qu'elle fait peser sur la sécurité régionale.
Beaucoup moins pour les performances de son équipe de foot.
Sur le papier, les Nord-Coréens sont les petits poucets du tournoi et face aux ogres brésiliens, portugais et ivoiriens, ils n'ont aucune chance de marquer ne serait-ce qu'un point.
Mais il y a le précédent de 1966.
Cette année-là, c'est une formation nord-coréenne tout aussi inconnue qui débarque en Angleterre pour sa première - et jusqu'à cette année dernière - participation à la Coupe du monde.
Le début d'une incroyable aventure, qui va voir ces joueurs techniques et pleins d'énergie dominer l'Italie (1-0), avant de tomber en quart de finale face au Portugal du grand Eusebio (5-3), non sans avoir mené 3-0 en début de match !
Les Nord-Coréens sont-ils capables de rééditer une telle performance ?

« Personne ne nous connaît »
« Le Brésil va terminer premier du groupe, et nous serons deuxièmes », assurait la semaine dernière l'attaquant Jong Tae-se, surnommé le « Wayne Rooney du peuple » par la presse asiatique, quelques heures avant d'inscrire un doublé en amical face à la Grèce (2-2).
« Personne ne nous connaît, personne ne sait de quoi nous sommes capables. »
Le parcours qualificatif de la Corée du Nord n'a pas livré beaucoup d'indications. Dans un groupe qui comprenait aussi la Corée du Sud, il a plus souvent été question de politique que de football.
La FIFA a dû déplacer le match aller (1-1) entre les deux frères ennemis à Shanghai, en Chine, les autorités nord-
coréennes ayant refusé de jouer l'hymne et de hisser le drapeau de leur voisin. Quant au match retour, gagné par la Corée du Sud (1-0) à Séoul, il a donné lieu à une plainte nord-coréenne auprès de la FIFA pour « empoisonnement » de ses joueurs. Leurs derniers matches amicaux laissent deviner une équipe solide, au jeu direct et rapide. La Corée du Nord ne s'est inclinée que de justesse contre le Mexique (2-1) ou le Paraguay (1-0), et a tenu en échec l'Afrique du Sud (0-0) et la Grèce. À l'image de Jong Tae-se (Kawasaki, Japon), du milieu Ryang Yong-gi (Vegalta Sendai, Japon) et du capitaine de la sélection, l'attaquant Hong Yong-jo (Rostov, Russie), les meilleurs joueurs nord-coréens évoluent dans les championnats étrangers.
Les « Chollima » (les « chevaux ailés » ) semblent donc un peu mieux préparés que leurs aînés de 1966. Le Brésil et le Portugal, leurs deux premiers adversaires, sont prévenus.
La Corée du Nord est sans aucun doute la plus grande curiosité du Mondial sud-africain.Pays le plus fermé au monde, elle ne fait en général parler d'elle que lorsqu'elle se voit infliger des sanctions en raison des menaces qu'elle fait peser sur la sécurité régionale.Beaucoup moins pour les performances de son équipe de foot.Sur le papier, les Nord-Coréens sont les petits poucets du tournoi et face aux ogres brésiliens, portugais et ivoiriens, ils n'ont aucune chance de marquer ne serait-ce qu'un point.Mais il y a le précédent de 1966.Cette année-là, c'est une formation nord-coréenne tout aussi inconnue qui débarque en Angleterre pour sa première - et jusqu'à cette année dernière -...
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