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Diaspora

Faire découvrir le Liban : un bonheur pour tous

L'attachement des Libanais dans le monde pour leur mère patrie est indéfectible, et même en temps de guerre, ils n'ont jamais failli à leur devoir, retournant sous les bombes par solidarité avec leurs parents et leurs amis restés sur place.

Farid Kallas (à gauche) et ses amis émerveillés après la visite de la grotte de Jeïta.

Aujourd’hui, la conjoncture régionale est heureusement modifiée, le Liban célébrant ce mois-ci deux ans de paix continue, à savourer sans modération. Nous voyons ainsi nos Libanais revenir en force, emmenant avec eux leurs familles ou leurs amis, dans un voyage promis depuis des années.
Nous avons donc eu le plaisir de recevoir du Mexique Eduardo Jacobo-Kassab et famille, puis Farid et Arlette Muños-Nassar, et de France deux groupes, le premier composé de dentistes menés par Hadi Antoun, membre fondateur de RJLiban, et le second formé par Farid Kallas, frère de l’évêque melkite grec-catholique de Beyrouth, Mgr Joseph Kallas.

Eduardo Jacobo : « Mes filles ne connaissaient pas le Liban ! »
Eduardo, octogénaire bien portant à l’humour pinçant, est fier de parcourir les rues de Beyrouth avec quatre belles femmes, ses deux filles, Odette et Marcelle, et ses deux belles-sœurs, Laura et Erika. Seule Laura l’avait accompagné durant l’un de ses voyages effectués régulièrement à partir de Mexico tous les deux ans. À la tête d’une grande compagnie d’assurances, Eduardo Jacobo, appartenant aux familles Yaacoub et Kassab de Zahlé, comble de bonheur tous ses « enfants » entre shopping, promenades touristiques, visites de famille et soirées musicales.
Installés dans un bel hôtel dominant la capitale, ils composent leur programme au jour le jour, au gré des appels téléphoniques des cousins libanais qui ne leur laissent pas de répit : Aïda, Rafic, Ghassan et Samir Karam, Myriam Chamaa et autres. L’un des points forts fut une grande journée au Liban-Sud avec un grand déjeuner familial à Tyr, suivi de la rencontre au village de Bkassine avec Nazira Saad, la tante du mari de Marcelle. Elle vit aujourd’hui tranquillement dans la région de Jezzine, une des plus belles du Liban, assistée de quelques amis fidèles.
Très émue par notre visite, elle nous raconte son histoire un peu triste : « Je suis née au Mexique, mais mes parents, faute de travail, sont rentrés au Liban. Ma mère disparue trop tôt, j’ai dû m’occuper toute ma vie de mon père, décédé à l’âge de 91 ans au Liban, ainsi que de mes sœurs et de mes frères, dont deux sont retournés s’installer au Mexique. Je me retrouve aujourd’hui seule, mais je prie tout le temps pour mes neveux du Mexique en gardant l’espoir de pouvoir les connaître un jour. »

Hadi Antoun : « Vivre le Liban de jour et de nuit »
Le militantisme du chirurgien-dentiste franco-libanais Hadi Antoun pour le Liban est bien connu à Paris, où il a participé à la fondation de plusieurs associations comme RJLiban, les Dentistes franco-libanais ou Anta Akhi France. Accompagné de son épouse Zeina, il a entraîné du 12 au 16 mai un grand groupe de 21 amis dentistes dans un voyage festif et enchanteur où les longues journées se terminaient par de non moins longues soirées. Plusieurs membres de RJLiban ont été mis à contribution pour encadrer ces touristes spéciaux découvrant les grands sites du Liban pour la première fois, comme Luc Chikhani, originaire de Bickfaya.
Un séminaire de trois jours a permis aux participants, réunis tous les matins au petit déjeuner dans leur hôtel du centre-ville, d’échanger des réflexions sur les dernières méthodes d’implantologie dentaire en cours d’application. Le tourisme médical est en effet en plein essor, et l’association RJLiban prépare pour l’automne prochain le premier congrès de médecins d’Amérique latine d’origine libanaise.
Nous laissons s’exprimer nos voyageurs, avec Stella qui nous écrit à son retour en France : « Marhaba, le 6 mai, soit 6 jours avant notre départ, j’indiquais mes pensées du jour sur ma page Facebook : “Un rêve est encore plus beau quand il devient réalité.” Je voulais y croire et j’ai bien fait. Vous nous avez offert, à David, à moi, au groupe, ce que peut-être nous n’aurions jamais pu vivre : un rêve qui a fini par devenir réalité, mais Dieu, que ce fut beau. La découverte du Liban fut un véritable bonheur et spécialement avec vous, un bonheur encore d’avoir pu mieux vous connaître pour certains ou vous découvrir pour d’autres. Et quel dépaysement ! Merci pour tout le mal que vous vous êtes donné pour nous être agréables. Merci pour cette organisation de fer qui nous a permis d’en voir un maximum en un minimum de temps, et merci encore pour ces extraordinaires soirées de folie ! Choukrane jazilane. »
Voici également les impressions de Nguyen : « Marhaba (avec l’accent franco-
vietnamien), nous avons encore des images fortes, émouvantes et lumineuses de notre séjour au Liban. L’aventure a été très riche et réussie en tous points de vue : culturel, humain, gastronomique, musical, dentaire et enfin sportif (n’oublions pas la course à pied mémorable sur l’hippodrome romain de Tyr). Nous vous réitérons nos remerciements du fond du cœur pour votre générosité et hospitalité avant, pendant et certainement après le séjour. Pour prolonger un peu ce rêve, nous vous envoyons des e-mails des membres du groupe pour que vous puissiez communiquer vos photos les plus réussies. Amicalement. »

Farid Kallas : « Montrer le patrimoine religieux et iconographique »
Féru d’histoire et d’architecture religieuses, un premier groupe de onze amis français de Farid Kallas, conseiller financier franco-libanais installé à Paris, a minutieusement inspecté églises et couvents au cours d’un voyage d’une semaine au Liban. Du 19 au 25 mai, à partir d’un hôtel sur la corniche du bord de mer de Beyrouth, ont été ainsi visités en compagnie de l’association RJLiban : le couvent arménien-catholique de Bzoummar, fondé en 1749 et surplombant Notre-Dame du Liban dans le Kesrouan, avec une conférence magistrale du père supérieur ; le couvent grec-orthodoxe de Balamand à proximité de l’université du même nom, à l’entrée sud de Tripoli ; le couvent maronite Saint-Antoine à Qozhaya, dans la vallée de Qadisha.
Les promenades dans les grands sites archéologiques du Liban ainsi que la superbe grotte de Jeïta ont permis des comparaisons avec les autres grands sites classiques de la Méditerranée. Nos touristes français avaient reporté d’un an leur voyage en raison d’informations erronées diffusées par des médias dans leur pays et leur déconseillant la visite de certaines régions du Liban. Les interdits sont aujourd’hui levés, et le séjour a été clôturé par un grand déjeuner offert par l’évêque Joseph Kallas après la messe dominicale, au cours duquel Farid Kallas, réunissant quelques amis libanais, dont Zafer Chaoui et Hani Mekattaf avec leurs épouses, a exprimé sa satisfaction et sa volonté de faire découvrir à d’autres amis français ce Liban dont il leur a parlé durant de nombreuses années.

Farid et Arlette Muños-Nassar : « Nous découvrons enfin Deir el-Qamar ! »
L’émotion lue sur leurs visages est indescriptible : voilà Farid et Arlette, frère et sœur, pénétrant dans leur ville d’origine, Deir el-Qamar, que leur grand-père maternel Saïd et son frère Georges avait quittée pour le Mexique en 1890. Arpentant les ruelles au long passé et charmés par la beauté des maisons de montagne libanaises, ils décèlent les moindres détails qui éveillent en eux toute une histoire devenue réalité.
Farid, diplômé en sciences politiques et travaillant dans la fonction publique à Vera Cruz, et Arlette, nutritionniste qui a vanté les bienfaits de la cuisine libanaise, préparaient depuis longtemps ce premier voyage de retour aux sources. Installés dans un hôtel de la rue Hamra, ils ont pris part au tour de Hadi Antoun pour découvrir les grands sites archéologiques du Liban.
En parallèle, avec l’aide du médecin Georges Hayek, président de l’ « Amistad libano-mexicana », ils ont entrepris des contacts avec les maires de Deir el-Qamar et de Kfar Katra, ont effectué en notre compagnie une visite spéciale dans la montagne du Chouf puis ont participé à la grande fête pour les amis du Mexique, organisée le 18 mai par Jaenia Haroun à Tabarja en présence de l’ambassadeur Jorge Alvarez.
Le but de Farid et Arlette, armés d’une photo de leur grand-père et grand-oncle à leur arrivée au Mexique, est de retrouver les petits-enfants de leur grand-tante Adèle, restée au Liban, ainsi que d’autres cousins. Nos investigations ont partiellement abouti, une rencontre les réunissant avec le médecin René Boustany, dont la mère est de la famille Nassar de Deir-el-Qamar, ainsi qu’avec Colette Farah, petite-fille de Mabelle Nassar. Les mêmes noms reviennent, les physionomies sont frappantes, et l’on espère pouvoir bientôt renouer tous les liens.
Farid et Arlette vont revenir prochainement au Liban pour y apprendre la langue arabe durant un mois entier. Ils ont déjà fait un rapport de leur voyage à leurs cousins d’origine libanaise, et autres parents et amis mexicains, qui les accompagneront durant leur seconde visite.
Aujourd’hui, la conjoncture régionale est heureusement modifiée, le Liban célébrant ce mois-ci deux ans de paix continue, à savourer sans modération. Nous voyons ainsi nos Libanais revenir en force, emmenant avec eux leurs familles ou leurs amis, dans un voyage promis depuis des années. Nous avons donc eu le plaisir de recevoir du Mexique Eduardo Jacobo-Kassab et famille, puis Farid et Arlette Muños-Nassar, et de France deux groupes, le premier composé de dentistes menés par Hadi Antoun, membre fondateur de RJLiban, et le second formé par Farid Kallas, frère de l’évêque melkite grec-catholique de Beyrouth, Mgr Joseph Kallas.Eduardo Jacobo : « Mes filles ne connaissaient pas le Liban ! » Eduardo,...