La Turquie va réduire ses liens économiques et d'industrie de défense avec Israël, mais la coopération bilatérale ne sera pas entièrement gelée, a déclaré vendredi le vice-Premier ministre Bulent Arinc.
Ankara "va réduire les relations dans ces domaines à un niveau minimum, pour autant qu'une telle coopération existe déjà... que les paiements ont été effectués ou pas", a déclaré M. Arinc sur la télévision NTV.
"Mais un Etat ne peut pas complètement ignorer un Etat dont il reconnaît l'existence", a-t-il ajouté.
M. Arinc a expliqué que les responsables turcs ont noté qu'"il n'y a pas beaucoup d'accords entre les deux pays dans le domaine économique" et que le plus gros de la coopération existante se fait directement entre entreprises.
La Turquie et Israël traversent une grave crise depuis le raid lundi dernier d'un commando israélien sur une flottille pro-palestinienne d'aide à Gaza, au cours duquel neuf Turcs ont été tués, dont un ayant la nationalité américaine.
Ankara a rappelé son ambassadeur et annulé trois exercices militaires conjoints.
La coopération militaire est au coeur des rapports bilatéraux depuis la signature en 1996 d'un accord en ce sens.
Depuis, les compagnies israéliennes spécialisées dans l'industrie de la défense ont décroché plusieurs contrats lucratifs en Turquie.
Un contrat en cours, d'un montant de 183 millions de dollars, prévoit la fourniture à Ankara par les Israéliens de 10 drones de type Héron. La plupart ont déjà été remis aux Turcs.
Dans des déclarations rapportées après l'abordage israélien, le ministre turc de la Défense Vecdi Gِnül a indiqué que ce projet serait mené à terme. Les quatre derniers drones seront fournis courant juin ou en juillet, a-t-il dit.
Des entreprises israéliennes ont été chargées de la modernisation d'une centaine de chasseurs F-4 et F-5 turcs, pour environ 700 millions de dollars, et ont vendu à la Turquie des missiles et des équipements électroniques.
En 2002, les Industries Militaires Israéliennes ont remporté un contrat de 668 millions de dollars pour l'amélioration de 170 chars M60, dont la livraison s'est récemment achevé.
Ankara "va réduire les relations dans ces domaines à un niveau minimum, pour autant qu'une telle coopération existe déjà... que les paiements ont été effectués ou pas", a déclaré M. Arinc sur la télévision NTV.
"Mais un Etat ne peut pas complètement ignorer un Etat dont il reconnaît l'existence", a-t-il ajouté.
M. Arinc a expliqué que les responsables turcs ont noté qu'"il n'y a pas beaucoup d'accords entre les deux pays dans le domaine...


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