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Liban - Design

Gemmayzé s’offre le mur végétal de Patrick Blanc

Il nous fait rêver de villes vertes et luxuriantes, de gratte-ciel aux façades accueillant des oiseaux... Patrick Blanc, inventeur des spectaculaires murs végétaux qui habillent le musée du Quai Branly, à Paris, signe un projet à Gemmayzé.

Pour réintégrer la nature en milieu urbain, l’homme aux cheveux verts crée le jardin vertical.

S'associant à l'architecte Karim Begdache, Patrick Blanc, botaniste, chercheur au CNRS et inventeur du concept des murs végétaux, composera une fresque de verdure de huit mètres de haut et quatre mètres de large à l'intérieur du duplex de Philippe Skaff, à Gemmayzé. Et comme on n'est pas président des Verts pour rien, ce dernier étudie le projet d'un jardin vertical qui sera installé sur une des parois de l'immeuble !
Cheveux verts, ongles couleur anis et chemise à motifs de feuillage - un look qu'il entretient depuis 25 ans et qui lui a valu le surnom de l'homme aux cheveux verts -, Patrick Blanc explique que son mur, « vertical et plan à la fois », s'expose aussi bien en extérieur qu'en intérieur, sur toutes les surfaces bâties, sans limite de hauteur ou de superficie. Alliant design et botanique, il a participé à de nombreuses réalisations avec des architectes de renommée mondiale, comme Andrée Putman, Marc Newsom et Jean Nouvel, qui a adopté le concept pour la fondation Cartier et le musée des Arts premiers du Quai Branly, où sur une surface d'environ 800 m2 poussent quelque 15 000 plantes de 150 espèces différentes issues principalement du Japon, de Chine, des États-Unis et d'Europe centrale. De Londres à Sydney, en passant par Paris, Madrid, New York, Tokyo et New Delhi, l'homme aux cheveux verts orchestre des havres de verdure au beau milieu des forêts de béton. « Plus de la moitié des sept milliards d'hommes vivent dans des villes et celles-ci s'élèvent de plus en plus haut ; il fallait donc penser les jardins à la verticale pour réintégrer la nature en milieu urbain », explique-t-il, estimant que le concept du mur végétal est bien plus qu'une tendance décorative. « Ce sont les nouveaux refuges de la biodiversité ; ils donnent à la ville une respiration et permettent d'appréhender une nouvelle perception du vert. »
La technique a été mise au point au terme de nombreuses années d'observation dans les milieux naturels. Elle repose sur une constatation scientifique selon laquelle « une plante n'a pas besoin de terre pour prospérer, mais d'une surface stable, où les racines peuvent se fixer, et d'une réserve d'eau et de sels minéraux lui permettant, sous l'action conjuguée du gaz carbonique ambiant, de se nourrir par photosynthèse ». Pour l'extérieur, le choix des plantes se fait en fonction des conditions climatiques du pays et de l'exposition du mur (au plein vent, au plein soleil, à l'ombre, etc.). En revanche, la température des espaces intérieurs étant toujours la même, qu'elle soit à New York, à Moscou ou à Bangkok, la gamme des espèces sélectionnées pour la paroi intérieure est plutôt constante : ce sont surtout des plantes tropicales, signale Patrick Blanc, ajoutant que pour son projet à Beyrouth, le mur extérieur - où il utilise « parfois jusqu'à 350 plantes différentes » - permettra de démontrer qu' à part les traditionnelles plantes existantes ici, d'autres essences peuvent être acclimatées. Et inversement, « j 'utiliserai, ailleurs dans le monde, des plantes intéressantes découvertes au Liban, dont un câprier que j'ai vu pousser sur un vieux mur (à Gemmayzé) et qui n'est pas de la même espèce que celui d'Europe... Plus je voyage, plus je découvre des plantes, et à chaque fois je sélectionne celles que je n'avais jamais utilisées et dont, par expérience, je sais qu'elles vivront mieux que d'autres. » À la question concernant la durée de vie d'un mur végétal, Patrick Blanc déclare que « le plus ancien date de 1982, presque trente ans » et il affiche toujours ses camaïeux, ses textures et sa brillance.

S'associant à l'architecte Karim Begdache, Patrick Blanc, botaniste, chercheur au CNRS et inventeur du concept des murs végétaux, composera une fresque de verdure de huit mètres de haut et quatre mètres de large à l'intérieur du duplex de Philippe Skaff, à Gemmayzé. Et comme on n'est pas président des Verts pour rien, ce dernier étudie le projet d'un jardin vertical qui sera installé sur une des parois de l'immeuble !Cheveux verts, ongles couleur anis et chemise à motifs de feuillage - un look qu'il entretient depuis 25 ans et qui lui a valu le surnom de l'homme aux cheveux verts -, Patrick Blanc explique que son mur, « vertical et plan à la fois », s'expose aussi bien en extérieur qu'en intérieur, sur...
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