Le choix de Bayno
Avec le retrait du dernier candidat indépendant, Élias Saad, la voie est ouverte, à Bayno (Akkar), devant une liste consensuelle parrainée par l'ancien vice-président du Conseil des ministres, Issam Farès. Comme dans beaucoup d'autres villages, cette liste consensuelle prévoit une alternance au niveau de la présidence et de la vice-présidence. Les présidents tournants de ce conseil municipal seront Gergi Wehbé, d'abord, et Fayez Chaër, pour les trois dernières années. En outre, deux moukhtars, Dib Atouche et Khalil Kafrouni, ont été élus d'office.
Tripoli : le président sortant tire son chapeau
Le président sortant du conseil municipal de Tripoli, Rachid Jamali, s'est retiré de la course, non sans avoir déploré que la population du chef-lieu du Nord-Liban ait été privée de son droit de voter, en présence d'une liste consensuelle présidée par Nader Ghazal. Et le président sortant de défendre son mandat, en relevant notamment qu'il s'est déroulé dans les plus difficiles des conditions, avec un événement dramatique tous les ans : 2005 : assassinat de Rafic Hariri, 2006 : agression israélienne, 2007 : rébellion de Nahr el-Bared, 2008 : incidents entre Jabal Mohsen et Bab el-Tebbané.
Par ailleurs, Rachid Jamali a affirmé qu'à son arrivée, les caisses municipales accusaient un déficit de 6 milliards de livres, en grande partie comblé aujourd'hui.
Dans un geste d'apaisement qui en doit long sur sa volonté de concorde, M. Ghazal a rendu visite hier à son prédécesseur, tandis que cheikh Dahi el-Islam Chahhal, fondateur du « Courant salafiste au Liban », saluait la volonté d'entente à Tripoli.
Harb conseille à Bassil de prendre des « calmants »
Boutros Harb aimerait connaître l'origine de la fortune personnelle de Gebran Bassil. Il l'a fait savoir hier, en réponse à des allusions faites par le ministre de l'Energie au sujet d'un commerce de biens-fonds dans le caza, notamment à Tannourine, fief de M. Harb. Après avoir demandé à M. Bassil d'apporter les preuves de ce qu'il avance, s'il en possède, et de les transmettre au parquet, M. Harb a ajouté : « Peut-être que grâce à une note judiciaire, nous saurons enfin qui sont les courtiers immobiliers à Batroun et par la même occasion, d'où proviennent les fortunes de certains, dont celle du ministre lui-même. » Et de conclure : « Dans la vie, comme en politique, il faut savoir gagner et perdre. Et si perdre entraîne chez une personne un effondrement nerveux, des tranquillisants pourraient s'avérer utiles. »
Plus sérieusement, M. Harb a affirmé que le sort de certains biens domaniaux de Tannourine est toujours en suspens devant le juge foncier du Liban-Nord.
Pour sa part, confronté aux mêmes insinuations, M. Sayed Akl a été bien moins tendre, accusant M. Bassil d'avoir fait le commerce « des maisons et des voix ».
Tendances générales confirmées, selon Makari
Selon le député Farid Makari, les résultats des trois dimanches électoraux trahissent clairement la chute continue de la popularité du général Michel Aoun, par rapport à une augmentation de celle des forces du 14 Mars. De même, a-t-il ajouté, les trois premières étapes du scrutin municipal confirment que la rue sunnite est largement en faveur de Saad Hariri, ainsi d'ailleurs que la suprématie du tandem Hezbollah-Amal chez les chiites.
Enfin, M. Makari estime que les députés du Renouveau démocratique qui ne font pas partie du PSP, sont encore largement en faveur du 14 Mars.
Bataille en vue à Chekka
Deux listes complètes représentant le 14 et le 8 Mars seront présentes aux élections municipales de Chekka. Michel Khoury, membre du bureau politique du parti Kataëb, a annoncé hier sa candidature à la présidence du conseil municipal. Sa listes comprendra Seta Joumbouchian, (vice-présidente), Émile Mansour, Antoine Roukoz, Pierre Abi Chahine, Georges Younès, Georges Youssef, Joseph Torbey, Joseph Boulos, Raymond Soueif, Samir Raad, Simon Ghattas, Zafer Chahda, Philippe Khoury et Kamal Abi Badra. En face, la liste 8 Mars est présidée par Farjallah Kfoury, président sortant.
Tannourine : Souheil Matar se retire de la course
Souheil Matar, directeur général des relations publiques de la NDU, a annoncé hier, à partir de Bkerké, qu'il se retirait de la course aux municipales de Tannourine. M. Matar a expliqué qu'à l'origine, il avait accepté de faire acte de candidature à condition d'être un candidat de consensus et d'avoir la liberté de choisir les membres du conseil, hommes et femmes. « Ces conditions n'ayant pas été réunies, j'ai décidé de me retirer de la course, laissant à Boutros Harb le soin de former une liste conforme à ses orientations, comme à l'autre camp la liberté de décider de ce qu'il considère approprié de faire. »
Consensus à Bechmezzine
Nassima Barakat a été élue d'office « moukhtara » de Bechmezzine, pour la troisième fois consécutive. Dans ce village ami de la paix, on s'attend par ailleurs que le conseil municipal soit élu d'office. Il comprendra ses deux présidents sortants, Faouzi Moufarrej et Riad Najjar, qui ont assuré chacun une moitié du mandat et qui s'apprêtent à refaire de même. Toutefois, quelques indépendants ne l'entendent pas de cette oreille. Ce sont Simon Barakat, Ramzi Najjar, Adèle Sarraf et Marcelle Moussa, qui persistent à vouloir faire campagne, séparément. Dans la liste consensuelle, une seule femme : Leila Moufarrej.
Ce qui intéresse Michel Moawad
Michel Moawad est convaincu que la moitié des conseils municipaux de Zghorta, soit 12 d'entre eux, seront remportées par le 14 Mars, sans compter les moukhtars. Et de préciser que 6 conseils municipaux du caza sont en situation d'être élus d'office. Pour M. Moawad, deux grands blocs se partagent l'électorat du caza, comme l'ont bien montré les élections législatives. « L'un de ces blocs est en perte de vitesse, tandis que l'autre gagne en popularité », a-t-il expliqué.
« De ce fait, a-t-il ajouté, la bataille des municipales n'est pas, à nos yeux, destinée à nous affirmer comme force politique, puisque les législatives l'ont fait. Ce qui nous intéresse, c'est de corriger un déséquilibre qui dure depuis douze années. »
Avec le retrait du dernier candidat indépendant, Élias Saad, la voie est ouverte, à Bayno (Akkar), devant une liste consensuelle parrainée par l'ancien vice-président du Conseil des ministres, Issam Farès. Comme dans beaucoup d'autres villages, cette liste consensuelle prévoit une alternance au niveau de la présidence et de la vice-présidence. Les présidents tournants de ce conseil municipal seront Gergi Wehbé, d'abord, et Fayez Chaër, pour les trois dernières années. En outre, deux moukhtars, Dib Atouche et Khalil Kafrouni, ont été élus d'office.Tripoli : le président sortant tire son chapeau
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