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Niqab : après la Belgique, la France ? En attendant le reste de l’Europe ?

En bref

Le voile islamique fait irruption sur la scène politique québécoise

Le débat sur le niqab, le voile islamique qui ne laisse voir que les yeux des femmes, a fait irruption la semaine dernière sur la scène politique québécoise avec un projet de loi visant à l'interdire dans les services publics. Le projet de loi 94 imposant « le visage découvert » tant aux fonctionnaires qu'aux visiteurs des services publics n'en est pas moins « une attaque contre les musulmans », affirme Tasneem Mughal, canadienne d'origine indienne, à travers le niqab couvrant son visage. Elle affirme qu'elle préfère quitter le Québec que son niqab et envisage, avec son mari et ses deux enfants, de déménager en Ontario, la province voisine. La jeune femme de 27 ans, née à Montréal, fait partie de la centaine de Québécoises adeptes du niqab qui focalisent sur elles l'attention de l'opinion au moment où commencent les auditions publiques sur ce texte, bien accueilli par la classe politique tant à Québec qu'à Ottawa.
Pour Kathleen Weil, ministre de la Justice du Québec et auteur du projet de loi 94, « les gens devront être vus (...) pour l'identification de la personne, pour des raisons de sécurité ». Louise Beaudoin, porte-parole du Parti québécois (opposition), aimerait que la future loi aille plus loin. « Pour le reste du Canada, le communautarisme est une vertu, le multiculturalisme est une vertu. Et pour nous, c'est différent, nous cherchons une façon de vivre tous ensemble (...), sans retour aux communautés. »
D'ores et déjà, les lobbies pro et antiniqab ont déposé une soixantaine de mémoires dans l'espoir de convaincre les députés québécois. À l'issue des premières auditions publiques, le projet de loi sera examiné en commission puis soumis au vote de l'Assemblée nationale. Il est peu probable que le document soit adopté d'ici au 11 juin, date de la fin de la session en cours.
Le voile islamique fait irruption sur la scène politique québécoiseLe débat sur le niqab, le voile islamique qui ne laisse voir que les yeux des femmes, a fait irruption la semaine dernière sur la scène politique québécoise avec un projet de loi visant à l'interdire dans les services publics. Le projet de loi 94 imposant « le visage découvert » tant aux fonctionnaires qu'aux visiteurs des services publics n'en est pas moins « une attaque contre les musulmans », affirme Tasneem Mughal, canadienne d'origine indienne, à travers le niqab couvrant son visage. Elle affirme qu'elle préfère quitter le Québec que son niqab et envisage, avec son mari et ses deux enfants, de déménager en...