Les dernières performances concluantes ont permis au prince de la Porte d’Auteuil de revenir à la deuxième place mondiale. Ce qui devrait lui donner davantage d’assurance sans aucun doute. Susana Vera/Reuters
Un an plus tard, le jeune Espagnol est reparti en conquête. Il a déjà fait tomber de nouveaux records et vise plus que jamais un cinquième titre sur la terre battue parisienne où il s'est déjà imposé quatre fois consécutivement de 2005 à 2008.
Rafael Nadal, 23 ans, sort d'une préparation idéale avec trois victoires dans les trois Masters 1000 qu'il a disputés sur la plus lente des surfaces - Monte-Carlo, Rome et Madrid - avant de retrouver le stade où il s'était révélé à 18 ans.
Depuis Monte-Carlo en 2005, l'Espagnol a remporté 158 victoires sur terre battue pour seulement quatre défaites.
Il possède désormais le record du nombre de titres dans des Masters 1000, 18 titres contre 17 à l'Américain Andre Agassi (17) et 16 au Suisse Roger Federer.
Ces performances successives lui ont permis, après sa victoire à Madrid, de revenir à la deuxième place mondiale ce qui lui donne l'assurance de ne pas figurer dans la même moitié de tableau que Federer, son éternel rival.
La préparation du numéro un mondial suisse a été, elle, en demi-teinte.
En 2009, il avait décroché son graal en s'imposant enfin Porte d'Auteuil, pour remporter le seul titre du grand chelem manquant alors à son palmarès.
Cette saison, il a fait l'impasse sur Monte-Carlo avant de subir une élimination prématurée à Rome, battu au deuxième tour par le Letton Ernests Gulbis. Une semaine plus tard, il sortait en demi-finale à Estoril, éliminé par le modeste Espagnol Albert Montanes.
À Madrid, il a franchi une nouvelle étape en atteignant la finale où Nadal l'a stoppé net en deux sets.
De possibles trouble-fête
Quelle sera la motivation de Federer à l'heure de jouer le tournoi parisien ? Peut-être sera-t-il animé par la possibilité de réaliser le grand chelem, après sa victoire à l'Open d'Australie et avant de retrouver son jardin anglais de Wimbledon, où il s'est déjà imposé six fois, et l'US Open, qu'il a remporté à cinq reprises.
Mais il faudra également compter avec les trouble-fête, rôle qu'avait endossé en 2009 le Suédois Robin Söderling, tombeur de Nadal.
Le Serbe Novak Djokovic, troisième mondial, pourrait être de ceux-là malgré une préparation sur terre battue tronquée par des problèmes d'allergie qui l'ont éloigné des courts ces dernières semaines.
En l'absence de l'Argentin Juan Martin Del Potro, cinquième à l'ATP qui vient d'être opéré du poignet, le Britannique Andy Murray, quatrième, ou l'Américain Andy Roddick, huitième, espèrent se frayer un chemin le plus loin possible.
L'Espagnol Fernando Verdasco, neuvième mondial, sera également à surveiller puisqu'il est parvenu en finale à Monte-Carlo, avant de s'imposer à Barcelone et d'atteindre le dernier carré à Rome.
Dans ce contexte, les Français semblent cette année encore condamnés aux places d'honneur.
Jo-Wilfried Tsonga, 10e à l'ATP, a été battu au deuxième tour de Monte-Carlo avant de disputer deux quarts de finale, à Barcelone et Rome. À Madrid, il a abandonné au deuxième tour, par précaution en vue de Roland-Garros, en raison d'une lombalgie.
Meilleur Français Porte d'Auteuil les deux dernières saisons avec une demi-finale en 2008 et un quart de finale en 2009, Gaël Monfils, 15e, risque de manquer de repères puisqu'il n'a disputé qu'un tournoi préparatoire.
Après avoir soigné une blessure à la main et avoir été malade, il n'a disputé que Madrid où il a été sèchement stoppé en quarts de finale par Nadal.

