L'offre faite en octobre à Téhéran de transformer en barres de combustible 1.200 kg d'uranium iranien faiblement enrichi, reprise en partie dans l'accord Brésil-Turquie-Iran, pourrait être actualisée, a jugé mardi le ministère français des Affaires étrangères.
"Il faut y penser", a répondu lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, à la question de savoir si une actualisation de cette quantité pouvait être envisagée alors que l'Iran n'a cessé depuis d'augmenter son stock d'uranium enrichi.
"Ca fait partie probablement des choses à actualiser. Parce que pendant qu'on discutait savamment de toutes ces questions là, les centrifugeuses (iraniennes d'enrichissement d'uranium) continuaient de tourner". "Si enfin l'Iran répondait à la proposition de l'AIEA faite en octobre, il faudrait peut-être voir de quelle quantité on parle", a-t-il ajouté.
"On attend la réponse de l'Iran" et "le jour où ils répondront, il faudra peut-être poser d'autres questions", a-t-il précisé.
Depuis l'automne, l'Iran a accru de moitié son stock d'uranium faiblement enrichi, estimé par l'AIEA aujourd'hui à plus de 2.400 kilos. Et il a lancé en février la production d'uranium hautement enrichi (20%).
Le porte-parole a aussi souligné que la Turquie et le Brésil avaient "fait de leur mieux" et "un gros travail" pour obtenir un changement de politique iranienne.
Le projet d'accord du Brésil, de la Turquie et de l'Iran, annoncé lundi, prévoit l'échange en Turquie de 1.200 kilos d'uranium faiblement enrichi (3,5%) iranien contre 120 kilos de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances et destiné au réacteur de recherche nucléaire de Téhéran.
"Il faut y penser", a répondu lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, à la question de savoir si une actualisation de cette quantité pouvait être envisagée alors que l'Iran n'a cessé depuis d'augmenter son stock d'uranium enrichi.
"Ca fait partie probablement des choses à actualiser. Parce que pendant qu'on discutait savamment de toutes ces questions là, les centrifugeuses (iraniennes d'enrichissement d'uranium)...


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