L’attaquant uruguayen Forlan, avec ses six buts dans la compétition, est le grand artisan du sacre de son équipe qui traînait depuis ses deux derniers titres en 1996 une réputation de « serial loser ». Adrian Dennis/AFP
D'entrée, Fulham abandonnait le jeu à des Madrilènes qui se procuraient les premières occasions. Forlan était ainsi bien servi par Agüero, mais sa frappe croisée s'écrasait sur le poteau (12e), tandis que le coup franc de Reyes était capté dans sa lucarne par Schwarzer (16e). Les Anglais étaient à la peine, même si Davies faisait passer un frisson dans les rangs espagnols avec une frappe puissante qui obligeait De Gea à s'employer (20e). Pas de quoi inquiéter des Madrilènes qui trouvaient la faille sur une action rondement menée, avec un bon ballon de Simao pour Agüero qui ratait sa reprise, mais voyait Forlan couper la trajectoire et ouvrir le score (1-0, 32e). Le club anglais ne doutait pas longtemps et profitait de la passivité de la défense adverse pour voir Davies décocher une magnifique reprise de volée et remettre les deux équipes dos à dos (1-1, 38e). Les joueurs de l'Atletico avaient beau hausser le ton, ils ne pouvaient reprendre l'avantage avant la pause.
Second sacre européen
Madrid était même tout près de la correctionnelle en début de seconde période, mais Gera, qui partait seul au but, ratait son contrôle et permettait à De Gea d'être le premier sur le ballon (52e). Le portier madrilène était ensuite bien inspiré pour se coucher sur une nouvelle volée de Davies qui prenait le chemin des filets (60e). Fulham dominait assez nettement cette seconde période, mais les Espagnols retrouvaient peu à peu leur football, sans se montrer très dangereux pour autant. Sur coup franc, Agüero obligeait bien Schwarzer à intervenir, mais cela ne posait aucun problème au portier de Fulham (75e), pas plus que cette frappe non cadrée de Raul Garcia (87e), largement insuffisante pour éviter une prolongation. Les joueurs anglais semblaient plus frais physiquement mais ne mettaient guère De Gea à contribution. C'est même l'Atletico qui aurait pu prendre l'avantage sur un nouveau débordement de Forlan, mais Salvio ratait sa reprise et Agüero était un peu court pour pousser le ballon au fond des filets (105e). Le même Forlan adressait ensuite une belle reprise de volée (111e), mais le cadre se dérobait et les tirs au but semblaient inévitables. L'attaquant uruguayen ne l'entendait pas de cette oreille et offrait la victoire aux siens en reprenant un centre d'Agüero (2-1, 115e) pour offrir la seconde Coupe d'Europe de son histoire à l'Atletico Madrid, après la Coupe des Coupes décrochée en... 1962 !

