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Moyen Orient et Monde - Iran

Les résolutions de l'Onu ne valent rien, estime Ahmadinejad

Paris demande « la libération immédiate » du cinéaste iranien Jafar Panahi.
Les résolutions de l'ONU, destinées à accroître les sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, « ne valent pas tripette » et Téhéran ne cédera pas à la pression, a prévenu hier le président Mahmoud Ahmadinejad. « Vous devriez savoir que vos résolutions ne valent pas tripette », a déclaré Ahmadinejad à l'adresse des Six, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne. Les Six discutent actuellement autour d'une proposition en vue d'imposer un nouveau train de sanctions à l'encontre de l'Iran. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous le couvert de ses programmes civils, ce que Téhéran dément. « Si vous croyez qu'en faisant des histoires et de la propagande, vous pouvez nous contraindre à renoncer, vous vous trompez. La nation iranienne ne reviendra sur aucune de ses positions », a-t-il déclaré devant la foule, dans le sud-ouest du pays.
Parallèlement, sur un autre plan, la France, par la voix du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de celui de la Culture Frédéric Mitterrand, a appelé à la « libération immédiate » du cinéaste iranien Jafar Panahi, invité comme membre du jury au Festival de Cannes qui a débuté hier. Jafar Panahi, 49 ans, cinéaste de la « nouvelle vague » iranienne, qui soutient ouvertement l'opposition au régime de Téhéran, est accusé par le ministère iranien de la Culture et de la Guidance d'avoir « préparé un film contre le régime portant sur les événements postélectoraux ». Les « événements postélectoraux » sont une référence aux manifestations - durement réprimées - ayant suivi la réélection contestée du président Ahmadinejad en juin 2009.
Le cinéaste iranien a notamment reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2000 pour Le cercle et l'Ours d'argent à la Berlinale en 2006 pour Hors-jeu.
Selon Amnesty International, le cinéaste est actuellement détenu à la prison d'Evin à Téhéran, avec un autre cinéaste iranien, Mohammad Ali Shirzadi, apparement pour avoir filmé une interview entre un défenseur des droits de l'homme et un religieux dissident. Amnesty considère les deux hommes comme des « prisonniers de conscience ».
Les résolutions de l'ONU, destinées à accroître les sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, « ne valent pas tripette » et Téhéran ne cédera pas à la pression, a prévenu hier le président Mahmoud Ahmadinejad. « Vous devriez savoir que vos résolutions ne valent pas tripette », a déclaré Ahmadinejad à l'adresse des Six, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne. Les Six discutent actuellement autour d'une proposition en vue d'imposer un nouveau train de sanctions à l'encontre de l'Iran. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous le couvert de ses programmes...
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