Les manifestants anti-gouvernementaux thaïlandais ont rejeté mercredi l'ultimatum du gouvernement, qui a décidé de les priver d'électricité et d'eau à partir de minuit (17H00 GMT mercredi) s'ils n'avaient pas levé d'ici là le blocage d'un quartier de Bangkok.
"Nous avons pris la décision de continuer ici à lutter pour la justice pour notre peuple", a déclaré l'un des chefs des "chemises rouges", Nattawut Saikuar, devant la presse.
"Si le gouvernement veut faire d'autres victimes, qu'il vienne ici", a-t-il ajouté dans le quartier de la capitale bloqué par plusieurs milliers de personnes.
La crise politique qui dure depuis la mi-mars a fait 29 morts et près de 1.000 blessés.
Excédé par les atermoiements des protestataires qui exigent des garanties avant de partir, le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva a appelé mercredi les "rouges" à lever le camp avant la fin de la journée.
Dans le cas contraire, il a décidé d'appliquer une série de mesures, à partir de minuit, qui "comprendront la coupure d'électricité, d'eau et de communications téléphonique", a déclaré le colonel Sunsern Kaewkumnerd, porte-parole de l'armée et de la cellule gouvernementale en charge des opérations de crise.
"Nous bloquerons également leur approvisionnement en nourriture", a-t-il dit, en précisant que les transports seraient également affectés.
Le porte-parole a averti que les habitants de la zone ainsi que les ambassades seraient affectées par ces mesures.
"Nous avons pris la décision de continuer ici à lutter pour la justice pour notre peuple", a déclaré l'un des chefs des "chemises rouges", Nattawut Saikuar, devant la presse.
"Si le gouvernement veut faire d'autres victimes, qu'il vienne ici", a-t-il ajouté dans le quartier de la capitale bloqué par plusieurs milliers de personnes.
La crise politique qui dure depuis la mi-mars a fait 29 morts et près de 1.000 blessés.
Excédé par les...


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