Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a demandé aux manifestants qui occupent le centre de Bangkok de donner une réponse claire sur la fin de leur mouvement d'ici lundi, afin de donner une chance à son plan de sortie de crise.
"Si vous êtes sincères et voulez joindre le plan de réconciliation, n'attendez pas", a indiqué à Abhisit lors d'une émission télévisée hebdomadaire.
"Il doit y avoir une réponse claire d'ici demain (lundi) afin que la coopération (...) puisse progresser", a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement a assuré que son gouvernement disposait d'un "plan de rechange" dont il n'a pas précisé la teneur si les "chemises rouges" refusaient de mettre fin à leur mouvement, qui dure depuis deux mois.
Gouvernement et manifestants avaient assuré samedi qu'ils tiendraient le cap des négociations en cours pour sortir de la crise, malgré une nouvelle éruption de violences qui a tué deux policiers et fait douze blessés à Bangkok dans la nuit de vendredi à samedi.
Ces nouvelles violences, qui n'ont été pour l'instant ni attribuées ni revendiquées, portent à 29 morts et près de 1.000 blessés le bilan de cette crise, la plus grave en Thaïlande depuis 1992.
La feuille de route du Premier ministre comprend notamment une dissolution de la chambre basse pendant la deuxième quinzaine de septembre, et des élections législatives anticipées le 14 novembre.
Les "rouges" avaient indiqué mardi dernier accepter ce plan, mais avaient refusé de se disperser avant d'obtenir des garanties fortes de son application.
"Les terroristes pourraient mener des attaques contre les manifestants, voire les leaders", a insisté Abhisit. "Les écoles vont rouvrir, les parents sont inquiets sur la sécurité de leurs enfants", a-t-il ajouté en référence à la rentrée scolaire dans une semaine.
Evoquant la question de la possible amnistie des responsables des "chemises rouges" poursuivis par la justice, le Premier ministre a tenté de rassurer son camp.
"Le gouvernement ne fera pas de compromis avec les terroristes. J'affirme qu'il n'y a pas d'amnistie dans le plan de réconciliation. Ceux qui ont violé la loi feront l'objet d'une action légale", a-t-il martelé.
Les ambassadeurs des pays de l'Union européenne à Bangkok ont "condamné" les violences samedi.
"Nous appelons l'ensemble des acteurs à éviter toute violence et espérons qu'une solution pacifique pourra être rapidement trouvée pour ramener la Thaïlande sur la voie de la réconciliation nationale, de la prospérité et de la stabilité", ont-ils écrit.
"Si vous êtes sincères et voulez joindre le plan de réconciliation, n'attendez pas", a indiqué à Abhisit lors d'une émission télévisée hebdomadaire.
"Il doit y avoir une réponse claire d'ici demain (lundi) afin que la coopération (...) puisse progresser", a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement a assuré que son gouvernement disposait d'un "plan de rechange" dont il n'a pas précisé la teneur si les "chemises rouges" refusaient de mettre fin à leur mouvement, qui dure...


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