Rappelant que son père, Rafic Hariri, prononçait traditionnellement une allocution à cette occasion, Hariri a évoqué les accusations dont il était souvent la cible, dont celle d'avoir « ruiné les finances publiques ». « Quatre ans après son assassinat, il y a eu une crise économique internationale doublée de la pire crise politique interne, mais le Liban en est sorti indemne et le monde entier en a été surpris. » « Rafic Hariri prenait de bonnes décisions », a-t-il commenté.
Il a aussi insisté sur le fait que son père était contre l'implantation des Palestiniens alors qu'il était accusé de l'encourager, soulignant que « derrière ces accusations, il y avait une tentative de faire croire à l'existence d'une manœuvre visant à manipuler l'équilibre démographique ». « Nous n'accepterons que la parité totale entre les chrétiens et les musulmans, quoi qu'il arrive. Cette idée a été prônée par Rafic Hariri et nous la reconfirmons aujourd'hui, au conseil municipal de la capitale », a ajouté le chef du gouvernement, avant d'inviter les électeurs beyrouthins à « éviter le piège qui consiste à les décourager à aller voter pour favoriser le panachage et porter ainsi un coup à la parité ». « L'objectif, a-t-il poursuivi, est d'accuser les Beyrouthins de ne pas avoir respecté la parité et de pouvoir réclamer la division de la capitale lors des prochaines élections. »
Dans la journée, M. Hariri s'était rendu auprès de l'ancien chef de gouvernement, Omar Karamé, avec qui il s'est entendu sur la nécessité de « ne plus être en désaccord sous n'importe quelle circonstance ».
Il a rejeté les interprétations données à cet entretien, « prévu depuis des mois », selon lesquelles c'est la Syrie qui aurait poussé les deux hommes à s'entendre en prévision des municipales de Tripoli.

