tiago, Macao et Djakarta.
Près de 20 000 personnes, selon la police, ont défilé à Athènes et Salonique (Nord) pour dénoncer les « sacrifices » et les coupes salariales exigés par le FMI et l'UE en échange du sauvetage financier du pays.
De brefs affrontements entre jeunes et forces antiémeutes ont eu lieu dans les deux villes. Mais les manifestations se sont terminées en début d'après-midi sans nouveaux incidents.
À Istanbul, pour la première fois en trente-trois ans, des milliers de manifestants ont convergé sur la place Taksim. Aucun heurt majeur n'a été rapporté. La place était interdite aux manifestants depuis le 1er mai 1977, lorsque des inconnus avaient ouvert le feu sur la foule, faisant trente-quatre morts.
À Berlin, plusieurs milliers de personnes ont empêché le bon déroulement d'une marche organisée par l'extrême droite, parvenant à la retarder de plusieurs heures et éclipsant quelque peu les cortèges plus traditionnels de la fête du Travail.
En France, ce sont en revanche des cortèges nettement moins fournis qu'en 2009 qui ont défilé un peu partout, à l'appel des syndicats qui comptaient notamment peser sur la réforme en cours du système de retraites, mais mettaient aussi en garde contre des plans d'austérité comme celui de la Grèce. Il y a eu au total 350 000 manifestants dans l'ensemble du pays, selon le syndicat CGT, 195 000 selon le ministère de l'Intérieur.
En Espagne, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour exprimer leur colère face aux mesures d'austérité du gouvernement et à un taux de chômage supérieur à 20 %.
Ils étaient aussi des dizaines de milliers, selon les syndicats, à défiler à Lisbonne pour réclamer de meilleurs salaires et également protester contre les mesures d'austérité du gouvernement socialiste, tenu de réduire les importants déficits publics du pays.

