Après deux jours de panique provoquée par la crise grecque, les Bourses européennes repartaient à la hausse jeudi, dans le sillage de Wall Street, et l'euro remontait au delà du seuil des 1,32 dollar, soutenu par l'espoir d'un accord rapide sur le plan de sauvetage grec.
Les Bourses des pays européens aux déficits publics inquiétants (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) se redressaient significativement, malgré la crise de confiance persistante en zone euro.
La Bourse d'Athènes prenait 5% à la mi-journée, portée par l'espoir d'un accord rapide sur le versement d'une importante aide internationale.
Vers 12H30 (10H30 GMT), la Bourse de Lisbonne prenait 2,99% contre un recul de 1,89% mercredi soir, l'indice madrilène Ibex-35 2,47% (-2,99% la veille). La Bourse de Milan avançait de 0,58%.
Au même moment, la Bourse de Paris s'appréciait de 1,13%, le Dax de la Bourse de Francfort 0,53% tandis que la Bourse de Londres gagnait 0,73%.
"Etant donné les effets importants de contagion (de la crise de la dette grecque, ndlr), la probabilité qu'un important plan d'aide à la Grèce soit mis en place rapidement a augmenté", commentait Adarsh Sinha, économiste chez Barclays Capital.
De fait, les tractations sur le plan de sauvetage de la Grèce s'accéléraient jeudi entre Athènes, le FMI et les Européens.
Les marchés européens ont également profité des bonnes performances de Wall Street (Dow Jones +0,48%, Nasdaq +0,01%) mercredi soir, portée par des publications trimestrielles satisfaisantes et des commentaires encourageants de la Réserve fédérale américaine.
Les marchés asiatiques ont clôturé en baisse: la Bourse de Hong Kong a perdu 0,81% et celle de Shanghai 1,10%. La Bourse de Tokyo était fermée pour cause de jour férié.
L'euro se détachait du seuil de 1,32 dollar, après avoir enchaîné la veille les plus bas depuis un an, mais la crainte que la crise ne fasse tache d'huile dans la zone euro continuait à peser sur la monnaie unique.
Vers 12H30, l'euro valait 1,3269 dollar contre 1,3218 dollar mercredi vers 21H00 GMT, après être tombé la veille jusqu'à 1,3115 dollar, son plus bas niveau depuis fin avril 2009.
La monnaie unique avait déjà regagné un peu de terrain après l'appel mercredi soir de la chancelière allemande Angela Merkel à "accélérer" les négociations en cours avec le gouvernement grec.
Sur le marché obligataire, qui reflète la qualité de la dette des pays, les taux européens se détendaient.
Vers 10H30 GMT, les taux grecs à 10 ans, qui s'étaient envolés au-delà de 11% mercredi matin, retombaient à 8,911% contre 9,919% la veille au soir. Ceux à deux ans étaient à 13,01% contre 16,066% la veille au soir après un plus haut au-dessus de 18% mercredi en cours de journée.
Les taux longs à dix ans du Portugal, considéré comme le deuxième maillon faible de la zone euro, s'établissaient à 5,647% contre 5,761% la veille et les taux à 2 ans à 4,589% contre 5,228%.
En Espagne et en Irlande, autres pays très surveillés pour leurs déficits inquiétants, les taux à 10 ans s'élevaient respectivement à 4,105% contre 4,113% mercredi soir et à 5,306% contre 5,269%.
Mercredi, l'agence de notation Standard and Poor's avait dégradé d'un cran la note de la dette de l'Espagne, après avoir abaissé mardi les notes grecque et portugaise.
Les Bourses des pays européens aux déficits publics inquiétants (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) se redressaient significativement, malgré la crise de confiance persistante en zone euro.
La Bourse d'Athènes prenait 5% à la mi-journée, portée par l'espoir d'un accord rapide sur le versement d'une importante aide internationale.
Vers 12H30 (10H30 GMT), la Bourse de Lisbonne prenait 2,99% contre un recul de 1,89% mercredi soir, l'indice madrilène Ibex-35...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine